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L’homme armé entré à Rideau Hall en juillet 2020 voulait faire arrêter Justin Trudeau

Deux images montrant la même personne vêtue différemment. Sur l'image de gauche, il tient une arme à la main et sur celle de droite il est dans un engin.

Corey Hurren a grandi dans une ferme de la vallée Swan River et a travaillé dans différents secteurs de l’industrie de la viande et du bétail pendant plus de 20 ans avant de lancer Grindhouse Fine Foods.

Photo : Facebook / GrindHouse Fine Foods

Radio-Canada

Le réserviste manitobain accusé d’avoir défoncé les grilles de Rideau Hall avec son véhicule alors qu’il était lourdement armé, Corey Hurren, dit qu’il voulait faire arrêter Justin Trudeau pour de récentes décisions politiques liées aux restrictions sur les armes à feu.

Des documents de l’enquête préliminaire de la GRC obtenus grâce à une demande d’accès à l’information indiquent également que Correy Hurren aurait envisagé de parler à la gouverneure générale, Julie Payette.

Deux mois avant les faits, qui se sont déroulés le 2 juillet, le gouvernement fédéral avait annoncé une interdiction nationale sur environ 1500 marques et modèles d’armes de type d’assaut militaire.

Le Manitobain, un Ranger des Forces armées canadiennes, fait face à 22 chefs d’accusation en lien avec les 4 armes à feu chargées qu’il avait en sa possession, selon les informations de la police.

Il est aussi accusé d’avoir proféré des menaces contre le premier ministre, Justin Trudeau.

Le jour de son coup d'éclat, ni la famille Trudeau ni la gouverneure générale, Julie Payette, n’étaient à leur résidence de Rideau Hall.

Le résumé de l’enquête faisait partie d’une note d’information préparée pour le greffier du Conseil privé, Ian Shugart, avant une réunion avec Mme Payette à la suite de l’incident.

Les motivations présumées de Corey Hurren ont été dévoilées pour la première fois par Global News, qui avait obtenu des détails sur la lettre que l’homme de 46 ans avait laissée dans sa camionnette.

Dans ce document, il aurait mentionné ses problèmes financiers personnels et ceux liés au gouvernement, notamment sa crainte que le pays ne tombe dans la dictature communiste.

Deux agents fouillent le véhicule et en ont sorti des boîtes de carton, une glacière et un sac de poubelle en plastique.

Des policiers avaient inspecté au peigne fin sa camionnette sur le terrain de Rideau Hall.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Corey Hurren a grandi dans une ferme de Swan River, dans le nord du Manitoba, et a travaillé dans différents secteurs de l’industrie de la viande et du bétail pendant plus de 20 ans avant de lancer sa propre entreprise.

Il dirigeait une entreprise appelée GrindHouse Fine Foods, qui fabrique des produits carnés. Dans une publication sur Facebook, il avait affirmé que la pandémie avait eu des conséquences négatives sur son entreprise.

Selon la note d’information et le calendrier de la GRC, il avait parlé aux agents pendant 90 minutes avant son arrestation et leur avait dit qu’il portait des armes.

Il a révélé à la police en première instance qu’il était en possession d’armes, lit-on.

Corey Hurren n’a pas encore plaidé coupable ou non couplable, mais devrait le faire ce mois-ci.

Problème de sécurité à Rideau Hall

À la suite de l’incident, la GRC a lancé au moins deux enquêtes. L’une était une analyse après action visant à analyser la chronologie de la journée, les décisions prises par les agents sur les lieux et les préoccupations immédiates.

Une autre enquête a porté sur les examens de sécurité précédents à Rideau Hall pour voir s’il y avait des lacunes à combler.

Une porte-parole de la division nationale de la GRC, Stéphanie Dumoulin, indique dans une note envoyée par courriel que les enquêtes étaient terminées et que des changements avaient été apportés.

Bien que l’examen soit maintenant terminé, ce document est destiné à être utilisé uniquement à des fins d’application de la loi, et ses conclusions ne sont donc pas destinées au public , explique Mme Dumoulin.

Enfin, les possibilités d’amélioration de la sécurité que la revue a révélées ont, depuis, été mises en œuvre, ajoute-t-elle.

Avec des informations de Catharine Tunney

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