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De plus en plus de citoyens infectés refusent de partager leurs contacts

Une femme au téléphone devant un ordinateur porte un masque.

Les citoyens positifs à la COVID de la grande région de Québec sont plus réfractaires à une collaboration avec la santé publique.

Photo : AP / Rick Bowmer

Les agences de santé publique éprouvent de plus en plus de difficultés à mener leurs enquêtes épidémiologiques. Le personnel affecté à la tâche a le mandat de trouver les cas pour freiner la propagation du coronavirus. C’est plutôt la collaboration du public qu’ils doivent souvent rechercher.

En Chaudière-Appalaches, entre 20 et 30 % des cas positifs refusent de divulguer des informations cruciales à la bonne marche des enquêtes, déplore la Dre Liliana Romero, directrice régionale de santé publique.

On ne peut pas généraliser, mais, oui, il y a certaines difficultés à retracer les contacts.

Dre Liliana Romero, directrice de la santé publique de Chaudière-Appalaches

Certaines personnes ont peur d’être dénoncées, illustre la Dre Romero. D’autres refusent d’admettre l’existence de la COVID ou craignent les représailles de leurs proches ou de leurs amis s’ils venaient à partager leur nom avec la santé publique.

Plusieurs admettent avoir contourné les règles, mais retiennent certaines informations.

La personne affirme avoir eu des contacts, mais refuse de nous dire les noms et les numéros de téléphone, par peur que leurs contacts se retrouvent isolés à cause d’eux, souligne Dre Romero.

Effectifs alloués aux enquêtes

  • Dans la Capitale-Nationale, près de 200 employés sont chargés de mener les enquêtes épidémiologiques.
  • En Chaudière-Appalaches, 58 travailleurs doivent assurer le traçage des contacts.

Contournement des règles à Noël

Le problème est devenu plus criant au retour des Fêtes, précisait vendredi André Dontigny, directeur régional de santé publique de la Capitale-Nationale, au micro de Première heure.

Même si ce serait dur de donner un pourcentage, admet le Dr Dontigny, le phénomène, jusqu’ici marginal, admet la santé publique, prend de l’ampleur.

Un des prétextes les plus souvent invoqués est la crainte d’être sanctionné ou mis à l’amende si l'on admet quelque faute, ajoute Vincent Lamontagne, du CIUSSS de la Capitale-Nationale. 

D’autres ne souhaitent pas être perçus comme délateurs par leurs proches ou ont plutôt honte d’une activité précise sur laquelle ils ne souhaitent pas fournir de détail.

Vincent Lamontagne, porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale

Le Dr Dontigny rappelle que les enquêteurs de la santé publique ont besoin de la collaboration des citoyens.

Ce sont des travailleurs de la santé et ils travaillent sans porter de jugement sur les gestes qui ont été posés, au même titre que nous ne jugeons pas dans les cas de maladies transmises sexuellement, dit-il.

La Dre Liliana Romero abonde dans le même sens que son collègue de la Capitale-Nationale.

On est là simplement pour informer, donner des consignes et des conseils. Il s’agit de limiter la propagation de la maladie : c’est ça, notre travail.

Dre Liliana Romero, directrice de la santé publique de Chaudière-Appalaches

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