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Nicaragua : l'opposition dénonce des persécutions du pouvoir

 Une femme assise à côté du portrait de Daniel Ortega à Catarina.

Le président Daniel Ortega, qui figure sur la peinture ci-dessus, devrait briguer en novembre un quatrième mandat consécutif de cinq ans.

Photo : Reuters / OSWALDO RIVAS

Agence France-Presse

Des dirigeants de l'opposition au Nicaragua ont dénoncé vendredi les persécutions du pouvoir politique ou de partisans du gouvernement du président Daniel Ortega, qui devrait briguer en novembre un quatrième mandat consécutif de cinq ans.

Au moins 52 dirigeants de l'opposition ont été victimes de persécution, harcèlement, agressions, saisies, vols et détentions en 2020 par la police ou par des partisans du pouvoir, selon un rapport présenté par l'alliance d'opposition Unité nationale bleu et blanc (UNAB).

L'UNAB regroupe des organisations de la société civile et de défense des droits de l'homme ainsi que des partis politiques non représentés au Parlement.

Selon le rapport, intitulé Le Nicaragua soumis à la répression et à la violation des droits, plusieurs leaders [de l'opposition] sont maintenus arbitrairement par la police en détention à domicile partout dans le pays sans l'ouverture d'aucun dossier pénal.

Le porte-parole de l'UNAB Josué Garay a cité notamment le cas de dirigeants de l'opposition dont le domicile est cerné par des policiers qui les empêchent de sortir ne serait-ce que pour aller consulter un médecin ou se rendre à la pharmacie.

Il y a 120 opposants accusés d'avoir participé aux manifestations de 2018 pour réclamer la démission du président Ortega qui sont actuellement en prison, selon le rapport, qui précise que 64 de ces détenus ont été arrêtés en 2020. Les manifestations avaient été réprimées dans le sang, les troubles faisant au moins 320 morts, selon des organisations des droits de l'homme, tandis que des milliers de Nicaraguayens ont pris le chemin de l'exil.

Les opposants font en outre état de 943 actes de harcèlement ou d'agression contre des journalistes indépendants durant le deuxième semestre 2020.

L'intimidation, les menaces, les procès illégaux, les perquisitions sans mandat judiciaire et les arrestations arbitraires sont devenus quotidiens pour les journalistes.

Une citation de :Extrait du rapport Le Nicaragua soumis à la répression et à la violation des droits

Pour Mme Ivania Alvarez, du Conseil politique de l'UNAB, ces persécutions "sont liées à l'élection de novembre. Le harcèlement s'est renforcé depuis octobre, car le régime craint que nous appelions à manifester", a-t-elle assuré.

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