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La plupart des patients de la COVID-19 aux prises avec un symptôme après six mois

Une étude souligne la nécessité des soins après la sortie de l'hôpital, en particulier auprès des patients ayant eu des infections graves.

Une patiente est transportée par deux travailleurs de la santé, sur une civière.

Une patiente entre à l'hôpital St. Paul, au centre-ville de Vancouver, durant la deuxième vague de la COVID-19.

Photo : The Canadian Press / JONATHAN HAYWARD

Agence France-Presse

Plus des trois quarts des personnes hospitalisées pour la COVID-19 présentaient encore au moins un symptôme six mois après être tombés malades, selon une étude publiée samedi, qui souligne la nécessité de poursuivre la recherche sur les effets persistants du coronavirus.

La fatigue ou la faiblesse musculaire sont les symptômes les plus courants. Trouble du sommeil, anxiété ou dépression ont également été constatés, selon l'étude parue dans la revue The Lancet, y compris plus d'un millier de patients de la ville chinoise de Wuhan.

De plus, certains patients ont développé des problèmes rénaux après leur sortie de l'hôpital.

Les patients qui étaient les plus gravement malades à l'hôpital avaient plus souvent une fonction pulmonaire altérée et des anomalies détectées à l'imagerie thoracique.

Parce que la COVID-19 est une maladie nouvelle, nous commençons seulement à comprendre certains de ses effets à long terme sur la santé des patients, commente l'auteur principal, le professeur Bin Cao, du Centre national de médecine respiratoire.

Ce travail souligne la nécessité des soins après la sortie de l'hôpital, en particulier auprès des patients ayant eu des infections graves.

Notre travail souligne également l'importance de mener des études de suivi plus longues dans des populations plus importantes afin de comprendre le spectre complet des effets que la COVID-19 peut avoir sur les personnes, a-t-il ajouté.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le virus présente un risque d'effets graves persistants chez certaines personnes, même chez les jeunes, par ailleurs en bonne santé, qui n'ont pas été hospitalisés.

La recherche multidisciplinaire pour mieux comprendre la maladie

L'étude a inclus 1733 patients, âgés de 57 ans en moyenne, sortis de l'hôpital Jin Yin-tan de Wuhan entre janvier et mai 2020.

Ils ont eu une visite médicale entre juin et septembre, et ont répondu à des questions sur leurs symptômes et leur qualité de vie. Des tests de laboratoire ont en outre été effectués.

Selon l'étude, 76 % des patients ayant participé au suivi (1265 sur 1655) ont déclaré qu'ils présentaient toujours des symptômes.

La fatigue ou la faiblesse musculaire étaient signalées par 63 % d'entre eux, tandis que 26 % avaient des problèmes de sommeil.

L'étude a aussi porté sur 94 patients dont les taux d'anticorps sanguins ont été enregistrés au plus fort de l'infection. Six mois après, leurs niveaux d'anticorps neutralisants contre le virus avaient chuté de plus de la moitié.

Dans un commentaire publié dans The Lancet, Monica Cortinovis, Norberto Perico et Giuseppe Remuzzi, de l'Institut Mario Negri de recherche pharmacologique, en Italie, soulignent l'incertitude sur les conséquences à long terme de la pandémie sur la santé.

La recherche multidisciplinaire à plus long terme, comme celle conduite aux États-Unis et au Royaume-Uni, devrait aider à en améliorer la compréhension et à développer des thérapies pour atténuer les conséquences à long terme de la COVID-19 sur plusieurs organes et tissus.

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