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Google suspend le réseau social Parler

Le logo de Google sur un mur blanc.

Le logo de Google lors du festival Viva Tech à Paris, le 16 mai 2019

Photo : Reuters / CHARLES PLATIAU

Radio-Canada

Google suspend le réseau social Parler de son site de vente d’applications Google Play, pendant qu’Apple donne 24 heures au même groupe pour que l’entreprise modifie sa politique de modération des contenus, à défaut de quoi elle imitera Google.

Le géant du web Google cite, dans un communiqué, des contenus publiés sur Parler qui incitent à la violence aux États-Unis.

Pour que nous puissions distribuer une application par l'intermédiaire de Google, nous exigeons que les applications mettent en place une modération rigoureuse pour les contenus les plus importants, a déclaré Google par voie de communiqué.

Compte tenu de cette menace permanente et urgente pour la sécurité publique, nous suspendons les inscriptions de Parler sur Play Store jusqu'à ce que ces problèmes soient réglés.

Le communiqué de Google

Apple et Google emboîtent ainsi le pas à Twitter et Facebook qui ont décidé de serrer la vis aux propagandistes d’idéologies d’extrême droite dans la foulée de l’invasion du Capitole survenue mercredi à Washington D.C., aux États-Unis.

Le président américain sortant, Donald Trump, a lui-même été expulsé du réseau social Twitter.

Parler est un réseau social où plusieurs partisans de Donald Trump avaient trouvé refuge après avoir été exclus d’autres plateformes, comme Twitter.

Apple indique, dans une lettre transmisse à Parler, que l’application avait été utilisée pour forger des plans visant à se ruer sur la capitale américaine – avec des armes – après l’invasion du Capitole par des émeutiers.

Apple a refusé de commenter la situation.

Le grand ménage

Plus tôt vendredi, Twitter avait annoncé la suspension permanente de plusieurs comptes qui publiaient du contenu propre à QAnon, dont celui de Michael Flynn, un ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, et celui de Sidney Powell, une ancienne avocate de la campagne du président.

Parmi les adeptes de QAnon radiés du réseau social figure aussi le Québécois Alexis Cossette-Trudel, connu entre autres choses pour son engagement antimasque. Facebook et YouTube l'ont également banni l'automne dernier.

Le mouvement QAnon est apparu dans le sillage de la théorie dite du « pizzagate » durant la campagne électorale de 2016, une théorie complotiste selon laquelle des responsables démocrates et des vedettes de Hollywood vouent un culte au diable et mangent des enfants.

Le Federal Bureau of Investigation (FBI) considère que ce mouvement présente un risque de violence, puisque certains de ses partisans ont déjà commis des meurtres et des enlèvements.

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