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Kerson Leong : l’enfant prodige devenu grand

Le violoniste Kerson Leong lancera la saison en ligne de ProMusica du 10 au 23 janvier.

Le violoniste Kerson Leong et son instrument

Kerson Leong a été soliste en résidence de l'Orchestre Métropolitain en 2018-2019. (archives)

Photo : Bruno Schlumberger

L'Ottavien avait à peine 13 ans lorsqu'il a remporté le prestigieux concours international Yehudi-Menuhin dans la catégorie des moins de 16 ans, en 2010.

Aujourd’hui, Kerson Leong, étoile montante en musique classique, présente une feuille de route impressionnante.

L’interprète virtuose qu’il est devenu a été invité comme soliste par de grands orchestres symphoniques, dont ceux de Singapour et de la Francophonie. Il a joué au Carnegie Hall, à l’auditorium du Louvre et au Centre national des arts du spectacle de Pékin. Le chef Yannick Nézet-Séguin l’a choisi comme artiste en résidence de l’Orchestre Métropolitain pour sa saison 2018-2019, et la Chapelle musicale Reine Élisabeth, en Belgique, l'a intégré parmi ses artistes associés après qu'il y ait été formé par Augustin Dumay.

Kerson Leong offre aussi des cours de maître dans des établissements d’enseignement comme l’Académie Sibelius d’Helsinki et la Jacobs School of Music de l'Université de l'Indiana.

Tout ça, à 23 ans. Presque 24, précise-t-il doucement, en souriant, depuis le pied-à-terre qu’il garde toujours à Ottawa.

S’il interprète surtout du Brahms, du Mozart et des compositeurs classiques – avec une précision chirurgicale –, Kerson Leong s’amuse également, de temps à autre, à faire des reprises de chansons pop dont il publie les vidéos sur ses réseaux sociaux. Il ne se définit pas comme un puriste, au contraire : l’interprétation est un art très personnel, croit celui qui tire son approche des grands violonistes du 20e siècle.

La chose la plus importante pour moi, c’est de rester complètement honnête envers moi-même et de suivre ma vision, fait-il valoir. C’est important pour moi de m'inspirer des sources d’aujourd’hui; pas seulement de la musique, mais d’autres choses, comme l’art, le théâtre, les mots. Si j’entends quelque chose qui m’inspire, j’essaie toujours de l’incorporer dans la musique que je joue.

La langue des émotions

La première fois qu’il a tenu un archet, Kerson Leong avait 4 ans.

Au fil du temps, et particulièrement pendant le creux de vague que lui a imposé la pandémie, la musique est devenue pour lui une source énorme de réconfort et d’assurance.

Pour moi, la musique, c’est une représentation de toute l’émotion et de toute la beauté de la vie et de la condition humaine. C’est nécessaire d’avoir la musique, pour les auditeurs, bien sûr, et pour les musiciens : pour tout le monde.

Kerson Leong, violoniste

Ce registre des émotions, il l’exprime en nuances sur un Guarneri del Gesù construit en 1741. Lui et son rival Antonio Stradivari, le père des célèbres Stradivarius, sont considérés comme les meilleurs luthiers à ce jour.

De son propre aveu, Kerson Leong est tombé en amour avec cet instrument de collection, avec lequel il a une relation symbiotique, pour son caractère et son timbre chaleureux. Ce violon n’est pas seulement un partenaire; c’est comme s’il faisait partie de mon corps. Je trouve que [son son] est assez proche de ma voix intérieure, de la façon dont j’imagine la musique que je veux jouer. [...] C’est quelque chose de très intime, le rapport avec cet instrument, soutient le jeune homme.

D’amour et d’arpèges

Pour lancer sa saison 2020-2021, la Société ProMusica a invité Kerson Leong et la pianiste Pamela Reiner à présenter un récital, avec comme seul critère que les pièces choisies soient tirées de la période romantique.

Le menu de ce concert virtuel payant, qui sera diffusé sur le site web de ProMusica à plusieurs reprises entre le 10 et le 23 janvier, inclut deux sonates chères au musicien, l’une de Brahms et l’autre de Grieg.

L’enregistrement a eu lieu en novembre dernier, à Dunham, dans un cadre assez intime, note le violoniste, qui promet un spectacle de contrastes. Avec Grieg et Brahms, j’aimerais bien faire sentir les mêmes émotions que je vis au moment de les jouer, explique-t-il. Les émotions d’espoir, d’intensité, d’amour, de nostalgie, je veux vraiment les faire vivre à travers ces deux pièces.

Avec les informations de Christelle d'Amours

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