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La ventilation dans les classes est adéquate, selon Québec

Une pile de livres sur un pupitre près de fenêtres dans une classe.

Le groupe d’experts mandaté par Québec juge qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter des purificateurs d'air.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le groupe d’experts mandaté par le gouvernement du Québec pour établir un rapport scientifique sur la ventilation et les aérosols dans les écoles ne recommande pas d’équiper les classes d'appareils de ventilation et de purification d’air.

Selon le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, les tests réalisés en décembre dernier pour mesurer le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans 330 immeubles scolaires ont produit des résultats optimaux, soit des concentrations de CO2 inférieures à la norme de 1000 parties par million (PPM), dans la vaste majorité des classes testées.

Le taux moyen de CO2 mesuré lors des tests est de 804 PPM. Cela révèle, selon Québec, un renouvellement de l'air ambiant adéquat dans les locaux testés.

En tout, 1369 classes ont été testées au moins trois fois chacune pour en arriver à ces résultats, précise Jean-François Roberge.

Cependant, souligne le ministre, environ 3 % des locaux testés devront faire l’objet d’intervention immédiate pour y améliorer la ventilation et la régénération de l’air.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

À la lumière du rapport sur la ventilation et les aérosols, le docteur Richard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique, ne recommande pas d’utiliser de purificateur d’air. Il suggère plutôt d’aérer et d’ouvrir les fenêtres et les portes plusieurs fois par jour, même si c’est l’hiver.

On n’interdit pas [les purificateurs d’air]; on ne recommande pas qu’ils soient installés, a affirmé le Dr Massé.

Le recours à des purificateurs d’air pourrait même nuire, s’ils sont mal installés, en rebrassant des gouttelettes qui seraient en suspension dans l’air, a-t-il illustré.

Il a expliqué qu’un purificateur doit être dirigé vers celui qui émet les gouttelettes problématiques. Il peut donc être utile en milieu hospitalier, mais pas en classe, où on ignore qui peut être porteur du virus.

Québec ne va toutefois pas exiger que ceux qui ont déjà installé un purificateur d'air le retirent.

Il va falloir que des experts, non pas des gens qui vendent des purificateurs d'air, mais des experts, puissent se rendre sur place et s'assurer que c'est fait selon les normes, a prévenu le ministre Roberge.

Réactions partagées

Sylvain Malette, président de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), rappelle qu’il manque déjà de locaux dans les écoles, au point où on a dû utiliser des locaux non prévus pour cela afin d’y aménager des classes, dit-il.

Selon lui, les résultats du rapport sur la ventilation dans les établissements scolaires sont loin d'être rassurants, notamment lorsque l'on prend en considération la méthodologie utilisée pour administrer les tests dans certains milieux et le faible nombre d'établissements testés.

Selon M. Malette, le ministre Roberge doit préciser concrètement et rapidement comment il prévoit apporter les correctifs nécessaires.

Les profs sont inquiets et le gouvernement doit tester à brève échéance l'entièreté des établissements scolaires ainsi que rendre publiques les données qui seront colligées afin d'assurer la sécurité de tous, ajoute-t-il.

De son côté, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) montre une certaine réserve face aux déclarations du ministre sur la qualité de l'air dans les écoles.

C’est clair que nous allons suivre de très près la suite des analyses qui seront effectuées et les mesures qui seront prises pour corriger la situation dans les classes et bâtiments qui poseront problème, assure sa présidente, Sonia Ethier.

Avec les informations de La Presse canadienne

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