•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Raz-de-marée vers l’application de messagerie cryptée Signal

Deux femmes discutent entre elles dans un appel vidéo de Signal.

L'application Signal connaît un boom de popularité depuis quelques jours.

Photo : Signal

Radio-Canada

La controverse entourant la mise à jour des conditions d’utilisation de WhatsApp a été bénéfique pour Signal, son application concurrente, qui connaît un si grand afflux de nouvelles inscriptions qu’elle peine à répondre à la demande.

Dans les derniers jours,  WhatsApp a été sévèrement critiquée après avoir demandé à ses utilisateurs et utilisatrices d’accepter de nouvelles conditions qui lui permettraient, entre autres, de transmettre leurs données personnelles (numéro de téléphone, carnet d’adresses et profil) à sa maison mère, Facebook.

Les personnes qui refusent ces nouvelles conditions d'utilisation ont été invitées à supprimer leur compte d’ici leur entrée en vigueur, le 8 février prochain.

Elon Musk, le PDG de Tesla et de Starlink, nouvellement l’homme le plus riche du monde, a répliqué à l’indignation des internautes mercredi dans un gazouillis : Use Signal. (Utilisez Signal.)

Le message semble avoir été entendu, car l’application de messagerie cryptée Signal peine à vérifier auprès des fournisseurs de service les numéros de téléphone liés aux nouvelles inscriptions. L’entreprise a reconnu dans un gazouillis jeudi que cette étape, cruciale pour avoir accès à son service, prenait plus de temps qu’à l’habitude en raison de l’explosion soudaine du nombre d'inscriptions sur la plateforme. Le problème a été résolu quelques heures plus tard.

Une solution de rechange à la hauteur

Au-delà de l’appel d’Elon Musk, cette messagerie cryptée se positionne véritablement comme une solution de rechange intéressante pour les internautes qui ne souhaitent pas que leurs données personnelles circulent plus qu’il ne le faut dans la famille Facebook.

Logo de l'application Signal. C'est une bulle de dialogue sur un fond bleu.

Le lanceur d'alerte Edward Snowden est un utilisateur de Signal.

Photo : Signal

Signal est détenue par un organisme à but non lucratif cofondé et financé par Brian Acton, le cofondateur et dissident de WhatsApp. Après avoir quitté l’entreprise, ce dernier l’a publiquement critiquée pour ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Aucun géant du web ne tire donc les ficelles de l’application. Signal ne vend aucune publicité et promet sur son site web qu'elle ne compte aucun traceur. Et comme son code est ouvert (Open Source), les internautes peuvent l’examiner de leur propre chef pour s’en assurer. La seule donnée personnelle que la plateforme récolte est le numéro de téléphone de l’internaute.

Avec les informations de The Verge, AFP, et Wired

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !