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La pandémie ouvre des portes à la Bibitte Mobile

L'enthomologiste Pierre-Olivier Ouellet

L'entomologiste Pierre-Olivier Ouellet

Photo : Radio-Canada/Mireille Roberge

La Bibitte Mobile a profité de la pause forcée par la pandémie pour développer un nouveau service éducatif en ligne. Cela a d’ailleurs permis à l’entreprise de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier de décrocher un contrat en Alberta.

Depuis plusieurs années, les entomologistes de La Bibitte Mobile parcourent les régions du Québec avec leurs insectes et leurs animaux. Ils animent des ateliers dans les écoles.

Le fondateur, Pierre-Olivier Ouellet, souhaitait depuis longtemps se doter d’un studio afin d’offrir des ateliers et des conférences virtuelles. Cependant, le temps manquait pour réaliser ce projet.

L'entomologiste Pierre-Olivier Ouellet

L'entomologiste Pierre-Olivier Ouellet et ses spécimens d'insectes

Photo : Radio-Canada/Mireille Roberge

Le confinement a changé la donne.

On a passé tout l'été à fabriquer les décors. On a travaillé avec des sous-traitants pour se procurer tout le matériel. Le gros défi aussi, c'était d'arriver à financer un projet de plusieurs milliers de dollars. On a des fournisseurs qui ont accepté d'être payés plus tard. Des clients réguliers ont payé leur activité en avance, raconte Pierre-Olivier Ouellet.

Le studio de la Bibitte Mobile

Le studio de la Bibitte Mobile

Photo : Courtoisie Pierre-Olivier Ouellet

Ce décor est composé de 500 tiroirs entomologiques, que les animateurs pourront utiliser en direct avec les élèves, selon les thèmes qui seront abordés.

Je vais avoir, par exemple, des tiroirs sur les insectes aquatiques, des tiroirs sur les insectes de l'Afrique de l'Ouest, des tiroirs sur les scarabées de l'Australie. On a aussi les animaux vivants qu'on peut amener dans le studio, illustre Pierre-Olivier Ouellet.

Un tiroir entomologique dans le studio de la Bibitte Mobile.

Un tiroir entomologique dans le studio de la Bibitte Mobile.

Photo : Courtoisie Pierre-Olivier Ouellet

Les enfants pourront donc également se familiariser avec des mantes religieuses, des arachnides, des crustacés, des mille-pattes et des reptiles vivants.

Pour la première fois depuis sa création, La Bibitte Mobile va être présente dans l’Ouest canadien. Tous les lundis, durant huit semaines, les animateurs ont rendez-vous avec de jeunes élèves dans des écoles francophones de l’Alberta.

Des insectes de la collection de Pierre-Olivier Ouellet

Des insectes de la collection de Pierre-Olivier Ouellet

Photo : Radio-Canada/Mireille Roberge

Garder la tête hors de l'eau

Ce contrat permet à l'entreprise et à son jeune propriétaire de traverser la crise.

On fait juste nos frais. L’année 2020 représente 80 % de pertes par rapport à 2019. Juste les annulations des activités prévues, c'est 225 000 $. On ne va pas dégager de profits. Ce qu'on a réussi à aller chercher, ça couvre les loyers, Hydro-Québec, les assurances, les frais de base pour entretenir les centaines d'animaux qu'on a, explique Pierre-Olivier Ouellet.

Capsules éducatives

Les entomologistes ont également profité de l’été pour écrire des centaines de capsules éducatives, qui pourront être filmées quand les mesures sanitaires seront moins restrictives.

La collection d’insectes du Québec a aussi été bonifiée.

On a capturé et filmé le plus de bibittes québécoises possible. Dans les dernières années, je suis allé dans 40 pays, dans  des jungles, filmer des insectes exceptionnels, mais jamais de ma vie je n'avais pris le temps de filmer une coccinelle au Québec. On a filmé des guêpes, des sauterelles et toutes sortes de papillons, mentionne Pierre-Olivier Ouellet.

Certains de ces papillons peuvent valoir jusqu'à 1500 dollars.

Certains de ces papillons peuvent valoir jusqu'à 1500 dollars.

Photo : Radio-Canada

D'autres marchés

La collection d’insectes de Pierre-Olivier Ouellet compte plus de 20 000 spécimens d’intérêt. Maintenant que le studio de La Bibitte Mobile est aménagé, le jeune entomologiste souhaite atteindre d’autres nouveaux marchés.

Il y a des centres de services scolaires où on n'est jamais allés, comme en Abitibi. On pense les contacter pour leur offrir les services en ligne. Ça va être tentant de contacter aussi tous les réseaux francophones dans l'Ouest canadien, mais aussi les Premières Nations qui sont dans le nord, par exemple à la Baie James, prévoit Pierre-Olivier Ouellet.

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