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Henri Richard, un joueur inspirant et constant

Henri Richard répond aux questions d'un journaliste.

Henri Richard a porté les couleurs du Canadien de Montréal de 1955 à 1975. Il a été capitaine de l'équipe de 1971 à 1975.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En octobre dernier paraissait la biographie Henri Richard : la légende aux 11 Coupes Stanley. Le livre figure toujours dans le palmarès des 50 livres les plus vendus au Québec. En dépit de sa petite taille, Henri Richard a su miser sur sa force de caractère, sa vision du jeu et sa vitesse d’exécution. Retour en archives sur le parcours de ce Glorieux.

Tout jeune, Henri Richard n’a qu’un rêve : celui de jouer pour le Canadien de Montréal. Assis sur les genoux de ses parents au Forum, il ne rate pas une partie de son célèbre frère Maurice, de 15 ans son aîné.

Henri Richard passera deux saisons avec le National et joindra ensuite le Canadien junior de Montréal, où il sera meilleur pointeur deux saisons d’affilée.

Malgré ses succès, son 1,74 mètre (5 pieds 7 pouces) et ses 73 kilos (160 livres) font dire à certains – dont son entraîneur, Elmer Lach – que son gabarit est trop faible pour évoluer au sein du circuit professionnel.

Qu’à cela ne tienne : le Canadien de Montréal lui donne sa chance, et il joint le grand club en 1955, à l’âge de 19 ans. Il joue sa première saison sous la gouverne de Toe Blake, qui le place en seconde ligne, entouré de Bernard Geoffrion et de Dickie Moore.

Il fallait que je patine. À ma grosseur, c’était mon atout principal.

Henri Richard

Henri Richard jouera à la position centre, défendra les couleurs du Tricolore et portera le numéro 16 toute sa carrière, qui s’échelonnera sur 20 ans. Il sera capitaine de l’équipe de 1971 jusqu’à sa retraite.

Il remportera 11 fois la Coupe Stanley; un record pour un joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH).

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Henri Richard et Lionel Duval assis face à face

Nouvelles du sport, 1er juillet 1975

Photo : Radio-Canada

À l’annonce de sa retraite, le 1er juillet 1975, le journaliste Lionel Duval le rencontre.

L’attaquant affirme avoir été réticent et légèrement mal à l'aise lorsque le directeur-gérant de l’équipe, Sam Pollock, lui a fait part de la décision de retirer son chandail.

Je ne croyais pas que j’étais de la trempe d’un Jean Béliveau ou d’un Maurice Richard.

Henri Richard

Comme il l’explique en entrevue, à 39 ans, sa forme physique lui permettrait sans doute de continuer. Ce sont plutôt les nombreux déplacements qui l’incitent alors à quitter le hockey pour reprendre les affaires. C'est qu'en plus d’être joueur de hockey, Henri Richard est père de cinq enfants et propriétaire d’une populaire brasserie située sur l'avenue du Parc, à Montréal.

En décembre 1986, Henri Richard ferme toutefois sa brasserie, après 26 ans d’activité, car aucun de ses enfants ne souhaite prendre la relève. À l'époque, cette décision peine autant les habitués de l'endroit que son frère Claude, qui menait l’aventure avec lui depuis 1960.

Le bar-restaurant est devenu un musée où Henri Richard montrait rondelles significatives, chandails autographiés, tableaux, photographies et trophées à ses partisans en les affichant fièrement dans l’établissement.

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Hommes qui prennent un verre autour d'une table en compagnie d'Henri Richard.

Montréal ce soir, 23 décembre 1986

Photo : Radio-Canada

À l’occasion de la fermeture de la brasserie d'Henri Richard, la journaliste Marie-José Turcotte brosse un portrait de la carrière du hockeyeur au Montréal ce soir du 23 décembre 1986.

Le Pocket Rocket, surnommé ainsi en raison de sa petite taille et de son lien familial avec le célèbre Rocket, aura joué 1256 parties en carrière. Comme l’explique la journaliste, sa force a toujours été de préparer les jeux : À chaque saison, il cumulait au moins deux fois plus de passes que de buts. Lorsqu’il accroche ses patins, en 1975, sa fiche est de 358 buts, 688 passes et 1046 points.

Henri Richard savait compter les buts qui font une différence. En 1966, lors de la finale de la Coupe Stanley, il brise l’égalité contre les Red Wings, et le Canadien remporte le match ultime par la marque de 3 à 2. Il répétera le geste contre les Blackhawks de Chicago en 1971, pour amener une fois de plus la coupe Stanley à Montréal.

Le 20 novembre 1990, à l’émission L’heure G, l’animateur Gaston L’Heureux présente son invité Henri Richard comme l’homme ayant le plus de cœur au ventre.

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plan buste Henri Richard

L’Heure G, 20 novembre 1990

Photo : Radio-Canada

Le joueur revient sur les moments forts de sa carrière. Il estime n’avoir jamais ressenti de pression en raison de la présence de son frère Maurice, avec qui il a joué lors de ses cinq premières années dans la LNH.

Il parle de la ligue d’anciens dans laquelle il continue alors de jouer au hockey et montre une de ses bagues de la Coupe Stanley ainsi que son tout premier contrat.

Il s'agit d'une entente de 7000 $ pour la saison 1955-1956 et de 8000 $ pour la saison 1956-1957, assortie d’une prime de 5000 $. Le tout est signé sur une simple feuille d’agenda.

Henri Richard est intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1979.

Quand Gaston L’Heureux lui demande ce qu’il retient de sa carrière, qui l’a mené à soulever 11 fois la très convoitée coupe Stanley, il répond bien humblement :

C’est un travail comme les autres. J’ai été très chanceux. J’ai été au bon endroit au bon moment.

Henri Richard

Henri Richard est décédé le 6 mars 2020 des suites de la maladie d’Alzheimer.

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