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Réduction importante de vols et de personnel à Westjet

Un Boeing 737 MAX de WestJet volant au-dessus des nuages.

Westjet annonce une nouvelle réduction de ses vols et de son personnel en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : Fournie par WestJet

La compagnie aérienne Westjet annonce une réduction de 30 % de ses vols pour les mois de février et mars ainsi qu’une réduction de son personnel afin de faire face à la baisse de ses activités engendrée par la pandémie de COVID-19 et les nouvelles exigences de voyage du gouvernement canadien. Quelque 1000 employés sont touchés.

Dans un communiqué de presse, le président-directeur général de WestJet, Ed Sims, explique que la récente décision du gouvernement fédéral d’exiger que les voyageurs présentent un résultat négatif à un test de dépistage du SRAS-CoV-2, qui cause la COVID-19, avant d’entrer au pays a eu pour conséquence une diminution considérable des réservations de billets d’avion et une augmentation des annulations.

L’industrie du voyage et ses clients sont une fois de plus victimes des politiques inconstantes et incohérentes du gouvernement, affirme Ed Sims.

Nous demandons depuis les 10 derniers mois la mise sur pied d’un système de dépistage coordonné en sol canadien. Cette mesure hâtive cause du stress et de la confusion chez les voyageurs canadiens tout en rendant les voyages inabordables et inaccessibles pour les Canadiens dans les années à venir, ajoute-t-il.

Westjet prévoit d'annuler 230 vols de départ par semaine, dont 160 vols intérieurs.

La compagnie aérienne suspendra également ses vols vers les 13 destinations suivantes : Antigua, Aruba, La Barbade, l’île de Bonaire, Huatulco, Ixtapa, Londres (Gatwick), Mazatlán, Nassau (Bahamas), Port-d'Espagne, San Jose (Costa Rica), Tampa, et les îles Turks et Caicos.

Une carte avec l'emplacement des endroits dont les itinéraires ont été suspendus.

13 itinéraires saisonniers et 11 itinéraires réguliers seront suspendus.

Photo : Radio-Canada

Le millier d'employés touchés par ces nouvelles compressions subiront une réduction de leur horaire. Certains seront mis en congé sans solde ou mis à pied.

Après cette nouvelle réduction, les activités de Westjet auront été réduites de 80 % comparativement à la même période l'an dernier.

À WestJet, 175 agents de bord seraient licenciés, et 24 autres à Swoop, leur transporteur au rabais, selon le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente le personnel de WestJet.

Ils ont d'abord été mis à pied en avril avant d'être rappelés au cours de l'été et sont maintenant mis à pied une deuxième fois, écrit le syndicat dans un communiqué.

Pas de surprise

Cette décision était à prévoir, selon John Gradek, coordinateur du programme Global Aviation Leadership à l'Université McGill. Il croit que d’autres compagnies aux pays emboîteront le pas à WestJet.

Les programmes gouvernementaux ont aidé les compagnies aériennes comme WestJet, mais pas suffisamment, d’après lui, c’est pourquoi il s'attend à ce que d'autres coupes s’en viennent, à moins d’un changement considérable.

Les réductions de vols signifient que la compagnie aérienne n'aura qu'environ 150 vols par jour. C'est à peu près ce que WestJet avait en juin 2001, souligne-t-il.

On revient 20 ans en arrière.

John Gradek, coordinateur du programme Global Aviation Leadership à l'Université McGill

Isabelle Dostaler, doyenne de la faculté d'administration des affaires de l'Université Memorial. à St. John's, comprend pourquoi les compagnies aériennes doivent réduire leurs coûts.

« L'énorme baisse de la demande de voyages aériens a anéanti leurs revenus pendant près d'un an, et en fin de compte, il n'y aura pas de retour à la normale tant que le virus ne sera pas contenu. Il est donc préférable pour elles de limiter les déplacements à long terme », explique-t-elle.

Ottawa n’assume pas son rôle, selon Mehran Ebrahimi, directeur de l’Observatoire de l’aéronautique et de l’aviation civile et professeur à l’Université du Québec à Montréal.

On nage dans un ensemble de mesures incohérentes, et le gouvernement met le fardeau sur le dos des compagnies aériennes, qui doivent procéder à des opérations qui sont, sur le plan logistique, absolument insurmontables , soutient-il.

Dans tous les pays où l'industrie aéronautique joue un rôle important, comme c’est le cas au Canada, où plus de 250 000 personnes y travaillent, les gouvernements prennent des mesures importantes pour appuyer le secteur, dit-il.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a cependant rappelé vendredi matin que le gouvernement a investi près de 1,5 milliard de dollars pour soutenir le secteur et leurs salariés avec des subventions et d'autres mesures.

Les gens ne devraient pas voyager.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« En même temps, nous avons dit très clairement que nous nous attendions à ce que les gens soient remboursés pour les vols qu’ils n’ont pas pu prendre », a-t-il conclu.  

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