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Québec adapte sa stratégie scolaire aux exigences de la pandémie

Les épreuves ministérielles sont annulées et l'aide aux élèves en difficulté est renforcée.

Jean-François Roberge en conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge

Photo : Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, a annoncé vendredi une série de mesures pour lutter contre la COVID-19 en milieu scolaire, dont le port du masque obligatoire pour les élèves de 5e et 6e année.

Les mesures prendront effet dès la réouverture des écoles primaires le 11 janvier et des écoles secondaires le 18 janvier.

L'objectif derrière tout ça, c'est de réduire la pression sur le réseau, sur les parents et sur les élèves.

Une citation de :Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Les élèves des 1er et 2e cycles du primaire devront quant à eux porter le couvre-visage lors de leurs déplacements à l’intérieur, dans toutes les aires communes et dans les transports scolaires.

Tous les élèves du secondaire, de la formation professionnelle et de la formation générale des adultes devront porter un masque de procédure plutôt qu’un couvre-visage. Ces masques leur seront fournis à raison de deux par jour.

Épreuves ministérielles annulées et bulletin reporté

Les épreuves ministérielles au primaire et au secondaire sont annulées pour l’année scolaire 2020-2021. La production des bulletins prévue le 22 janvier pourra être repoussée jusqu’au 5 février au besoin.

Le ministère de l'Éducation prévoit également modifier la pondération des bulletins de manière à ce que le premier bulletin ait une importance moins grande, peut-on lire dans un communiqué de Québec. La pondération du second bulletin sera quant à elle augmentée.

Un guide clair résumant les savoirs essentiels incontournables à enseigner doit être livré aux enseignants d’ici la fin janvier.

Aide aux élèves en difficulté

Pour apporter davantage de soutien aux élèves en difficulté, qui sont de plus en plus nombreux, le ministère de l'Éducation compte créer fin janvier une banque de tuteurs par l’entremise de la plateforme Répondez présent.

Un appel spécial y sera lancé au personnel volontaire des centres de services scolaires, aux retraités de l’éducation ainsi qu’aux étudiants collégiaux et universitaires désireux d'assister des élèves en difficulté.

Ce service sera gratuit pour les élèves, qui pourront y être envoyés par leurs enseignants. Des forums pédagogiques accessibles aux élèves, sept jours sur sept, seront également organisés avec la collaboration d’organismes partenaires, promet le ministre Roberge.

Enseignement à distance

Tous les élèves auront accès à du matériel informatique. Le ministre Roberge affirme que tous les centres de services scolaires disposent d’assez de matériel informatique pour répondre aux besoins de l’ensemble des élèves du primaire et du secondaire.

La CSQ satisfaite... ou presque

Ce train de nouvelles mesures a été bien accueilli à la Centrale des syndicats du Québec qui représente 125 000 enseignants et travailleurs en éducation.

Selon la présidente de la CSQ, Sonia Ethier, le ministre de l’Éducation semble enfin vouloir mettre fin à la gestion à la petite semaine et se donner un plan qui tient compte de l’ensemble de l’année scolaire actuelle, ainsi que de la prochaine.

Dans un communiqué, la présidente de la centrale syndicale affirme que les préoccupations du ministre face à la santé mentale des jeunes, la charge de travail du personnel enseignant et les parents nous apparaissent pleines de bon sens .

Diminuer le stress et offrir plus d'accompagnement

En entrevue à l'émission Tout un matin, le psychologue et spécialiste de l'adaptation et de la réussite scolaire Égide Royer, qui conseille le gouvernement du Québec dans ces domaines, a affirmé qu’il était impératif que le gouvernement modifie son approche pour les prochains mois.

On pourrait très bien estimer qu’environ un jeune sur trois, présentement, va avoir besoin de mesures particulières pour les six prochains mois afin d'être capable de limiter les retards scolaires ou les problèmes engendrés par cette pandémie, a-t-il avancé, en indiquant que cette proportion est plutôt d’un jeune sur cinq en temps normal.

C’est même très conservateur de dire qu’au moins un jeune sur trois va avoir besoin de mesures particulières ou de soutien particulier, question d’aller à l’essentiel et de réaliser les acquis qui deviennent importants pour être en mesure de réussir l’année prochaine, quand on va rentrer de nouveau en septembre.

Une citation de :Égide Royer, spécialiste de l'adaptation et de la réussite scolaire

Il dit avoir recommandé au gouvernement diverses pistes de solutions, visant principalement à trouver des façons de diminuer le stress et la pression qui accablent enfants, parents, enseignants, mais aussi pour offrir un accompagnement accru aux nombreux écoliers qui en auront besoin.

Des mois de soubresauts dans les écoles

Au printemps dernier, tous les écoliers ont été privés de nombreuses semaines de classe, et ont dû se contenter de recevoir un enseignement à distance de qualité variable.

Cet automne, des milliers d’étudiants de 3e, 4e et 5e secondaire ont aussi dû se contenter d’un enseignement à distance un jour sur deux, compliquant ainsi les apprentissages.

Le premier ministre François Legault a par ailleurs annoncé lundi que tous les élèves du secondaire devront se contenter d'un enseignement à distance jusqu'au 18 janvier, soit une semaine plus tard que ce qui avait été prévu avant les fêtes.

Québec a déjà annoncé, en octobre, qu’il n’y aurait que deux bulletins valant chacun 50 % de la note finale cette année. Habituellement, il y en a trois : les deux premiers valent 20 % de la note finale, le dernier, 60 %.

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