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Avion abattu en Iran en 2020 : les familles des victimes manitobaines réclament justice

Des roses et des fleurs blanches devant des cadres ornés de rubans noirs.

Plus de 450 personnes s’étaient rassemblées à Winnipeg l’an dernier pour rendre hommage aux victimes manitobaines du vol PS752 d’Ukraine International abattu en Iran le 8 janvier.

Photo : Radio-Canada / Amélie David

Radio-Canada

Un an après la tragédie du vol PS752 d’Ukraine International Airlines, les familles des victimes manitobaines se joignent aux autres proches de victimes canadiennes pour demander que justice soit rendue.

Les 176 passagers à bord de l'avion atteint par un missile iranien ont péri, dont 57 Canadiens.

Parmi eux, huit Manitobains, dont Forough Khadem, une scientifique diplômée de l’Université du Manitoba. Elle était à bord de l’avion le 8 janvier 2020 quand des missiles ont abattu par erreur les passagers en Iran.

Elle était fiancée à Kourosh Doustshenas. Le deuil de ce dernier est difficile.

Ils ont emporté la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie, avoue M. Doustshenas.

Kourosh Doustshenas, aussi président de l’Association des familles des victimes du vol PS752, explique qu’ils n'ont reçu aucune vérité, aucune sorte de justice et qu'il est impossible de simplement continuer leurs vies.

L'homme est dehors près de la rivière gelée et tient un cadre renfermant la photo de sa fiancée.

Kourosh Doustshenas défend les familles des victimes depuis la tragédie de l'année dernière et demande au gouvernement canadien d'entamer une enquête indépendante.

Photo : CBC / Tyson Koschik

Les enquêteurs iraniens ont rapporté une mauvaise communication avec les soldats responsables de lancer des missiles. Quelques jours après l'écrasement, les autorités iraniennes ont nié leur responsabilité dans cette période de tensions accrues entre l’Iran et les États-Unis.

Pourquoi est-ce possible que le pays responsable de l'attaque d'un avion de ligne civil ait été chargé d'enquêter sur le crime ?, questionne M. Doustshenas.

Kourosh Doustshenas et les familles des victimes réclament toujours une enquête indépendante d’Ottawa.

Une autre famille en deuil

Kara Sadr et son mari Mohiddine Sadr vivent la perte de leur neveu de 11 ans Noojan Sadr et de sa mère Farzaneh Naderi, tous deux parmi les victimes du vol. Mme Naderi travaillait dans un programme de tutorat avec les enfants autistes au centre de ressource St-Amant.

Un an plus tard, le souvenir semble parfois encore très cruel et très frais, raconte la marraine Kara Sadr.

La mère et son fils sont dans une voiture.

Farzaneh Naderi et son fils de 11 ans Noojan ans, se trouvaient à bord de l'avion abattu par des missiles iraniens en janvier 2020.

Photo : Photo soumise par Kara Sadr

Après s’être fait poser une question concernant son opinion de la gestion du Canada dans cette tragédie, Kara Sadr a répondu être optimiste. La famille a rencontré le premier ministre Justin Trudeau deux semaines après l’attaque de l’avion.

Le Canada dit continuer à mettre la pression sur le régime iranien pour que les boîtes noires soient examinées à Paris.

L'Iran a récemment offert de payer 150 000 $ aux familles de chaque personne tuée dans la tragédie, une offre rejetée par le conseiller spécial du Canada Ralph Goodale.

Ottawa devrait par ailleurs proclamer le 8 janvier, journée nationale du souvenir des victimes des tragédies aériennes. Pour la première année, une cérémonie virtuelle aura lieu vendredi soir.

Selon les informations de Karen Pauls et CBC/Radio-Canada

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