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Quatre municipalités des Basques partagent maintenant leurs services incendie

Le camion incendie de Trois-Pistoles.

Quatre municipalités, dont celle de Trois-Pistoles, partagent leurs services incendie depuis le début de 2021 (archives).

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Michaële Perron-Langlais

Les services incendies de Trois-Pistoles, Notre-Dame-des-Neiges, Saint-Simon-de-Rimouski et Saint-Éloi sont maintenant regroupés.

Une nouvelle entente en ce sens est entrée en vigueur le 1er janvier.

Même si le regroupement est maintenant officiel, les pompiers du secteur des Basques avaient l’habitude de collaborer bien avant. Le service des incendies de Trois-Pistoles dessert le territoire de Notre-Dame-des-Neiges depuis de nombreuses années. Dans les autres municipalités, les différents services de la région faisaient également appel aux casernes voisines en cas de besoin.

Mais là, ça devient plus qu’une entente d’entraide, indique le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux.

Il affirme que le regroupement des services incendie permettra aux quatre municipalités d’assurer le respect des exigences du gouvernement du Québec, ce qui est parfois difficile pour les petites municipalités, notamment en ce qui concerne le nombre de pompiers disponibles pour répondre à un appel.

Le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux.

Le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux (archives)

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Quand un corps municipal de pompiers fait une frappe pour attaquer un incendie, ça lui prend un minimum de pompiers formés pour aller à la frappe, rappelle Jean-Pierre Rioux.

En s’organisant comme ça, il y a un chiffrier et chaque jour, on sait exactement le nombre de personnes disponibles pour aller attaquer un feu s’il y en a un, explique-t-il. C’est une façon structurée pour protéger notre milieu et être en mesure d’agir s’il arrive quelque chose.

Partager les pompiers, mais aussi les coûts

Le maire de Trois-Pistoles considère aussi que l’entente permettra de partager les coûts liés aux services incendie de manière plus équitable.

Par exemple, si l'an prochain, à Saint-Éloi, ils ont besoin d’un camion incendie neuf, c’est difficile pour la petite population d’aller de l’avant et de payer, 300 000, 400 000 ou 500 000 $ pour un camion, illustre Jean-Pierre Rioux.

L’ensemble des municipalités partenaires va faire une planification de tous les équipements et des installations pour planifier les achats et c’est l’ensemble de ces organisations qui vont assumer les coûts, selon les populations.

Jean-Pierre Rioux ajoute que cela évitera que les citoyens de Trois-Pistoles paient seuls pour des services dont bénéficie une grande partie du territoire des Basques.

Selon lui, d’autres municipalités pourraient se joindre au regroupement, sous certaines conditions. Elles vont devoir assumer les coûts d’investissement, ce que ça a coûté depuis le 1er  janvier, pour adhérer, précise-t-il.

La porte reste ouverte, mais ça ne sera pas : "coucou, j’arrive". Si vous voulez embarquer, on embarque, mais voilà les règles du jeu et il y a un coût à ça.

Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles

Les municipalités de Trois-Pistoles, Notre-Dame-des-Neiges, Saint-Simon-de-Rimouski et Saint-Éloi se sont engagées dans ce projet de regroupement des services incendies pour une période d’un an.

On se donne un an pour voir si notre mariage est bon, si on est heureux dedans et si on tire tous notre épingle du jeu, dit Jean-Pierre Rioux.

Une entente à plus long terme pourrait être conclue par la suite.

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