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Le vaccin Pfizer-BioNTech est efficace sur les variants anglais et sud-africain

Une injection de vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech.

Une injection de vaccin contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech dans l'une des maisons de retraite d'Attendo à Göteborg, en Suède.

Photo : Getty Images / Fredrik Lerneryd

Reuters

Le vaccin de Pfizer et de BioNTech est efficace contre la mutation du coronavirus découverte au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, dévoile une étude de laboratoire menée par le fabricant de médicaments américain.

Selon cette étude réalisée par Pfizer et des scientifiques de la branche médicale de l'université du Texas, qui n'a pas encore fait l'objet d'un examen par des pairs, le vaccin serait efficace contre la mutation N501Y des variants du virus identifiée au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.

Cette mutation pourrait être responsable d'une plus grande transmissibilité et il y avait des craintes quant à sa résistance aux anticorps provoqués par le vaccin, a déclaré Phil Dormitzer, l'un des scientifiques de Pfizer spécialisés dans les vaccins viraux.

L'étude a été menée sur du sang prélevé sur des personnes ayant reçu le vaccin, mais ses conclusions sont limitées, car elle ne tient pas compte de l'ensemble des mutations trouvées dans l'une ou l'autre des nouvelles variantes du virus.

Pour Phil Dormitzer, il est encourageant que le vaccin soit efficace contre la mutation ainsi que contre 15 autres mutations contre lesquelles Pfizer a déjà effectué des tests.

Nous avons donc maintenant testé 16 mutations différentes, et aucune d'entre elles n'a vraiment eu d'impact significatif. C'est la bonne nouvelle. Mais cela ne veut pas dire que la 17e n'en aura pas.

Phil Dormitzer, chercheur chez Pfizer

Les chercheurs prévoient d'effectuer des tests similaires contre d'autres mutations trouvées dans les variantes britannique et sud-africaine, et ils espèrent disposer de plus de données d'ici quelques semaines.

Phil Dormitzer a signalé qu'une autre mutation trouvée dans la variante sud-africaine, appelée la mutation E484K, est également préoccupante.

De son côté, Simon Clarke, professeur associé en microbiologie cellulaire à l'université de Reading, a précisé cette semaine que si les deux variantes avaient quelques nouvelles caractéristiques en commun, celle trouvée en Afrique du Sud présente un certain nombre de mutations supplémentaires qui comprennent des altérations plus importantes de la protéine de pointe.

Le vaccin de Pfizer-BioNTech et celui de Moderna, qui utilisent la technologie de l'ARN messager synthétique, peuvent être rapidement modifiés pour faire face à de nouvelles mutations si nécessaire.

Ces modifications pourraient être effectuées en six semaines seulement, estiment les scientifiques.

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