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Le PM de la Nouvelle-Écosse veut que la GRC change ses protocoles d'alerte

Il a fallu plus de 3 heures pour demander une alerte provinciale pendant la traque d’un homme armé.

Plan rapproché du visage de Stephen McNeil.

Stephen McNeil, premier ministre de la Nouvelle-Écosse, en décembre 2020.

Photo : Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

Radio-Canada

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, estime que la GRC doit changer la façon dont elle alerte le public en cas d'incidents dangereux.

Il a fallu plus de trois heures à la GRC pour demander un message d'alerte provincial, mercredi, pour avertir la population qu'un homme armé, recherché par la police, circulait dans le nord de la Nouvelle-Écosse.

Le premier ministre, qui s'est prononcé jeudi à la suite d'un nombre croissant de questions à ce sujet, affirme que les agents doivent corriger leurs protocoles.

M. McNeil a souligné à plusieurs reprises qu'une fois que le bureau a reçu le message texte de la GRC à 11 h 35, il ne lui a fallu que sept minutes pour transmettre le message à la télévision, à la radio et aux appareils sans fil de la province.

La veille, le ministre provincial de la Justice, Mark Furey, avait également souligné la réponse rapide du bureau, mais la lenteur de la réaction de la police fédérale. M. Furey avait affirmé que les agents de la GRC devaient réduire le temps qu'il leur faut pour préparer les messages d'alerte.

Mardi soir, le suspect d’une fusillade ayant fait un blessé à Riverview, près de Moncton, avait fui le Nouveau-Brunswick. Il est resté en liberté pendant près de 19 heures avant d'être arrêté peu avant midi, mercredi, à Amherst, en Nouvelle-Écosse.

La GRC en Nouvelle-Écosse s'est défendue jeudi. Dans un communiqué, le surintendant principal Chris Leather a déclaré que le travail des policiers était une chose à soutenir plutôt qu'à critiquer.

Un policier en uniforme dans une conférence de presse.

Le surintendant principal Chris Leather, de la Gendarmerie royale du Canada en Nouvelle-Écosse, le 19 avril 2020 à Dartmouth.

Photo : Radio-Canada

Il a déclaré que la GRC estimait qu'il n'était pas nécessaire d'émettre une alerte publique malgré les appels du public et des politiciens lorsque le véhicule du suspect a été localisé à Amherst tôt mercredi matin.

Lorsque nous avons été assurés qu'une alerte publique n'allait pas entraver l'arrestation [du suspect] ou mettre en danger le public ou la police, nous avons demandé qu'une alerte soit émise, a écrit M. Leather.

Nous communiquons avec le public en temps réel et nous le faisons très bien depuis des années, a insisté le responsable de la GRC.

Pourtant, en 2020, la GRC en Nouvelle-Écosse avait fait l’objet de vives critiques pour ne pas avoir utilisé le système d’alerte provincial pendant la cavale, qui a duré une douzaine d’heures, d'un individu qui a tué 22 personnes entre Portapique et Enfield.

Ce que nous avons appris aujourd'hui, c'est qu'aucun progrès n'a été fait depuis les événements des 18 et 19 avril, a déclaré mercredi Elizabeth Smith-McCrossin, la députée de Cumberland-Nord, où se trouve la ville d'Amherst.

L'élue du Parti progressiste-conservateur a aussi insinué que le gouvernement provincial était responsable de la lenteur à émettre une alerte. Le premier ministre a répliqué jeudi que cela était incorrect.

La réalité, c'est que le Bureau de gestion des urgences ne peut pas écrire un script sur ce qui se passe sur le terrain à Amherst, a dit Stephen McNeil. Il a besoin [de la GRC] pour le faire.

Avec les informations de La Presse canadienne

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