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Le Grand Sudbury sonde la population au sujet de l’itinérance

Un sondage sur l'itinérance.

Des copies du sondage sont disponibles dans les locaux de plusieurs organismes.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

La Ville du Grand Sudbury demande aux résidents de partager leurs commentaires et leurs opinions sur l’itinérance dans la communauté et les lacunes dans les services, pour nourrir les réflexions du groupe de travail sur la sécurité au centre-ville créé à l’automne 2020.

Il est essentiel de recueillir la rétroaction des fournisseurs de services et des résidents, de même que [celle] des personnes ayant vécu l’expérience de l’itinérance, explique Brian Bigger, maire du Grand Sudbury.

J’ai bien hâte de recevoir les précieux commentaires du public alors que nous travaillerons ensemble pour garantir une réponse adéquate aux besoins de nos résidents les plus vulnérables, ajoute-t-il.

Le sondage est disponible sur le site de la Ville jusqu’au 30 janvier, de même qu’en version papier dans les locaux d’organismes qui offrent des services aux sans-abri.

Des intervenants du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury accompagnent les clients de son centre de réchauffement pendant cette consultation.

Denis Constantineau accorde une entrevue

Le directeur général du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, Denis Constantineau.

Photo : Radio-Canada

Le directeur général du Centre de santé communautaire, Denis Constantineau, espère ainsi donner une voix aux personnes vulnérables du centre-ville.

Les commerçants ont un organisme qui parle pour eux, les résidents ont des conseillers et des conseillères s’ils ont des plaintes. Mais les gens qui vivent en pauvreté, les gens qui sont sans abri ont rarement une voix dans le processus.

Denis Constantineau, directeur général du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury

Deux clients du centre de réchauffement ont accepté de se confier sous le couvert de l’anonymat, par crainte de stigmatisation.

Je suis sans-abri depuis quelques mois, et ça a changé la façon dont je vois le monde, dit une cliente du centre. Avec la COVID-19, c’est très difficile de trouver un emploi ou un endroit où vivre.

Elle souligne qu'il n’y a parfois pas de place dans les refuges.

Un autre client du centre de réchauffement déplore le prix élevé des logements et le manque d’options abordables pour ceux qui vivent dans la pauvreté.

Le centre de réchauffement du Centre de santé communautaire déménagera bientôt dans les bâtiments provincaux du 199 Larch Street après avoir reçu des plaintes de la part du voisinage.

Le Damascus Cafe & Bakery, situé tout près du Centre de santé communautaire, ne fait pas partie des plaignants.

Le propriétaire, Hussein Qarqouz, a commencé à offrir des repas gratuits aux moins fortunés lors de la première vague de la pandémie. Il a aussi été victime de vols cet automne.

S'il remarque que le centre-ville est moins achalandé et moins sécuritaire ces derniers mois, il milite d'abord et avant tout pour des solutionsperreines aux enjeux de logement pour les personnes vulnérable, un défi qui revient chaque hiver.

Je suis au chaud dans ma maison. Mais mes pensées sont avec les gens dehors au centre-ville. Il gèle, et les gens sont à la rue.

Je fais de mauvaises affaires ces derniers temps, mais je dois quand même leur donner à manger. Nous sommes tous humains.

Hussein Qarquouz, propriétaire du Damascus Cafe & Bakery
Hussein Qarqouz prépare de la nourriture.

Hussein Qarqouz estime que les loyers sont beaucoup trop chers, ce qui force certaines entreprises à fermer.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Le réfugié syrien, qui a obtenu la citoyenneté canadienne en février 2020, implore aussi les décideurs publics à lui venir en aide en ces temps difficiles.

Depuis le début de la pandémie, Hussein Qarquouz estime que le trafic au centre-ville a baissé de 70 %, ce qui a un impact direct sur son commerce. Il dit avoir de la difficulté à payer le loyer, qu'il juge trop cher.

Si les décideurs publics ne m'aident pas toujours, les gens de la communauté, eux, oui. Merci du fond du coeur.

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