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Couvre-feu : le casse-tête des horaires dans les épiceries

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Un homme place des produits dans un congélateur d'épicerie.

Le reportage de Marie Maude Pontbriand

Photo : Radio-Canada

Les épiceries ont dû se soumettre à de nombreuses règles depuis le début de la pandémie, tout en restant ouvertes comme avant. À compter de samedi, elles devront revoir leur horaire pour respecter une nouvelle mesure restrictive imposée par le gouvernement afin de réduire la transmission du coronavirus.

On s'attend à facilement atteindre notre limite en magasin, alors oui, on n’aura pas le choix d'ajouter des gens à l'entrée pour s'assurer de la distanciation sociale en magasin, confirme le propriétaire de la succursale des Marchés Tradition dans Saint-Roch, Éric Courtemanche-Baril.

Depuis l’annonce du premier ministre Legault, il a donc entamé un remaniement des horaires. Des employés à temps partiel, surtout des étudiants, perdent de précieuses heures en soirée, compte tenu de la fermeture imposée à 19 h 30.

D’un autre côté, le propriétaire doit s’assurer que des employés soient en poste à l’entrée de l’épicerie pour faire respecter les consignes. Son épicerie ne peut accueillir que 34 clients à la fois depuis la mise en place d'une mesure plus restrictive dans les magasins au début du mois de décembre.

Il y a un réajustement d'horaire à faire. Sûrement qu'on va augmenter notre personnel en journée pour être prêt, parce qu'on s'attend à une augmentation de l'achalandage dans le 15 h à 19 h. Il faut être prêts à recevoir nos clients, poursuit-il.

Éric Courtemanche-Baril observait d’ailleurs que les clients étaient nombreux à faire leurs emplettes en soirée. Il y aura donc un ajustement à faire de leur côté également, convient-il.

Au cours de la première vague, des chaînes de magasins d'alimentation avaient décidé de réduire leurs heures d'ouverture, mais ce n'était pas à la suite d'une décision du gouvernement.

Des pompes à essence.

Les stations-service ne devront pas fermer à 19 h 30 durant le couvre-feu.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Une urgence après 20 h?

Les Québécois ne pourront plus compter sur les épiceries pour les fringales de fin de soirée.

Mais, il reste toujours les stations-service, qui sont exemptées du couvre-feu. Il sera cependant impossible d’y acheter de la bière et du vin. Seuls les produits jugés essentiels pourront être vendus.

Le problème qui arrive c'est qu'on est à 48 h du début du couvre-feu et on n'est pas au courant encore des choses qu'on a le droit de vendre et qu'on n'a pas le droit de vendre. C'est très ambigu, fait remarquer Bernard Giguère, propriétaire de dépanneurs à Québec.

Sur son site web, le gouvernement précise que les stations-service ne pourront vendre que de la nourriture, de l’essence et des produits pour véhicules routiers.

Les pharmacies aussi n’ont pas à se conformer au couvre-feu, mais devront limiter leurs ventes aux médicaments et aux produits jugés essentiels.

Le couvre-feu devrait perdurer jusqu’au 8 février, après son entrée en vigueur samedi, dès 19 h 30.

Avec les informations de Marie Maude Pontbriand

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