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COVID-19 : les vaccins ont causé jusqu'ici peu d'effets secondaires graves aux É.-U.

Des réactions allergiques graves avaient semé l'inquiétude dès le mois de décembre.

Un homme appuie sur son bras après avoir été vacciné.

Pour chaque million de doses inoculées jusqu'à maintenant aux États-Unis, entre cinq et six personnes en moyenne éprouvent des effets secondaires graves.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) dressent un premier bilan rassurant de la campagne de vaccination entamée juste avant les Fêtes pour protéger la population américaine du coronavirus.

Selon des résultats présentés mercredi, seule une trentaine de chocs anaphylactiques ont été recensés parmi les quelque cinq millions de doses ayant été inoculées en date du 5 janvier, soit entre cinq et six cas par million de doses.

Ce ratio est plus élevé que celui observé lors d’une campagne de vaccination contre la grippe, qui génère en moyenne 1,3 choc anaphylactique par million de doses administrées. Mais globalement, il indique que les vaccins inoculés jusqu'ici, soit ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna, sont très sécuritaires, selon les CDC.

Un choc anaphylactique est une réaction allergique grave et potentiellement mortelle au vaccin ou à l'un de ses composants.

La Dre Nancy Messonnier, qui a présenté le bilan mardi lors d'un point de presse (Nouvelle fenêtre), estime toutefois que, dans le cas de la COVID-19, le jeu en vaut la chandelle. D'ailleurs, aucune des victimes d’effets secondaires n’est décédée à ce jour. Une seule aurait été hospitalisée.

Le risque que représente la COVID dépasse très largement celui des possibles effets secondaires des vaccins.

Dre Nancy Messonnier, directrice du Centre national pour la vaccination et les maladies respiratoires des CDC

La majorité des chocs anaphylactiques recensés jusqu'à maintenant sont survenus après l’administration du vaccin Pfizer-BioNTech, mais les CDC rappellent que l’arrivée des vaccins de Moderna s’est faite plus tardivement sur le marché et que peu d’Américains avaient été inoculés avec ce produit au moment de compiler les résultats.

Il faudra donc attendre avant d’établir plus précisément le profil de sécurité du vaccin de Moderna.

Une demi-heure déterminante

Toutes proportions gardées, un nombre un peu plus élevé de femmes que d’hommes ont subi un choc anaphylactique après avoir été vaccinées. Dans plus de 80 % des cas, il s'agissait de personnes ayant un historique d'allergies graves, habituellement elles-mêmes équipées d'un dispositif de protection de type EpiPen.

En prévision d’une telle réaction allergique, on a prévu, ici comme ailleurs, d'avoir sous la main au moment de la vaccination ce qu’il faut pour parer au pire. On demande en outre que chaque personne vaccinée ne quitte pas les lieux avant une trentaine de minutes d’observation.

Ce délai est suffisant, selon les observations des CDC, puisque 86 % des événements les plus sérieux sont survenus moins de 30 minutes après la vaccination.

Pour l’instant, on ignore ce qui provoque ces réactions allergiques. La plupart des experts doutent qu’il s’agisse du vaccin lui-même, mais n’excluent pas cette possibilité, car il s’agit d’un nouveau type de produit.

Il est plus probable que l’allergie soit causée par la présence de polyéthylène glycol (PEG), une substance qui n'a encore jamais été employée dans des vaccins. Les études à ce sujet se poursuivent.

Basés à Atlanta, les CDC constituent le plus important regroupement de centres de recherche sur les virus, les bactéries et les maladies épidémiques du monde. La sortie de mercredi remet les pendules à l’heure et vient apaiser certaines craintes quant aux effets secondaires des vaccins contre la COVID-19.

Ces inquiétudes avaient été soulevées dès le mois de décembre au Royaume-Uni après le signalement d'effets indésirables graves chez deux personnes ayant reçu le vaccin de Pfizer-BioNTech.

Puis, d’autres cas similaires aux États-Unis et ailleurs dans le monde ont suivi, en très petit nombre, mais non sans soulever beaucoup d’inquiétudes parmi le public et le personnel de la santé.

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