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Invasion du Capitole : les émeutiers pourraient être accusés de sédition

Des émeutiers pro-Trump.

Des partisans de Donald Trump ont envahi le Capitole, à Washington, mercredi.

Photo : Reuters

Radio-Canada

Les personnes arrêtées pour avoir participé à l'assaut du Capitole pourraient être accusées de conspiration séditieuse et d'avoir participé à une émeute, ont annoncé jeudi des responsables du département américain de la Justice.

Lors d'une conférence de presse tenue au lendemain de l'irruption survenue dans les bâtiments du Congrès, le procureur général par intérim du District de Columbia, Michael Sherwin, a fait savoir que toutes les options sont sur la table en ce qui concerne les accusations qui seront portées comme les participants aux actes de violence de mercredi.

L'intrusion de partisans du président sortant Donald Trump au sein du Capitole est survenue en plein processus de certification des votes du Collège électoral devant officialiser la victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre dernier.

Jusqu'à maintenant, les autorités américaines ont arrêté 68 personnes. Certaines d'entre elles devaient comparaître en cour jeudi.

Des membres de la police du Capitole feront partie des témoins interrogés, et si des preuves révèlent que des agents se sont faits complices des émeutiers, ils seront accusés à leur tour, a assuré Me Sherwin.

Selon des images qui ont circulé en ligne, des agents de ce corps spécial de police ont pris la pose pour des égoportraits en compagnie d'émeutiers pro-Trump après que ceux-ci eurent forcé l'accès au Capitole, où siègent les représentants et les sénateurs.

Toujours au dire du procureur général par intérim, des appareils électroniques ont été volés dans des bureaux de sénateurs, ce qui pourrait menacer la sécurité nationale.

Des biens ont été dérobés, et nous devons déterminer ce qui a été volé, en amoindrir l'impact, et tout cela pourrait avoir des impacts sur la sécurité nationale, a-t-il dit. Nous ne connaissons pas l'ampleur des dégâts pour l'instant – si dégâts il y a.

La Maison-Blanche condamne la violence

Lors d'un bref point de presse au cours duquel elle n'a pas pris de questions des journalistes, la porte-parole de la Maison-Blanche, Kayleigh McEnany, a condamné les violences de mercredi de manière aussi ferme que possible tout en soutenant qu'elles étaient inacceptables, et que les gens ayant violé la loi devraient être poursuivis.

Il est temps, pour l'Amérique, de s'unir et de rejeter la violence que nous avons vue, a-t-elle ajouté, avant de quitter la salle sans plus attendre.

Par ailleurs, la police fédérale américaine, le FBI, a lancé un appel sur Twitter pour identifier les personnes ayant participé à l'invasion du Congrès ou incité à la violence. Certains internautes en ont profité pour transmettre des photos du président Trump.

Dans un discours, mercredi, peu avant l'éclatement des violences, celui-ci avait invité ses milliers de partisans rassemblés entre la Maison-Blanche et le Congrès à marcher sur le Capitole.

Avec les informations de Reuters

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