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Les démissions se multiplient au sein de l'administration Trump

Elaine Chao parle assise à une table. Donald Trump, à sa gauche, l'écoute.

Elaine Chao, lors d'une réunion du Cabinet présidée par Donald Trump, le 17 octobre 2018.

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Radio-Canada

La secrétaire au Transport de l’administration Trump, Elaine Chao, ainsi que la secrétaire à l'Éducation, Betsy DeVos, ont remis leur démission jeudi au lendemain de l’assaut sur le siège du Congrès américain qu’avait encouragé le président des États-Unis.

Hier, notre pays a vécu un événement traumatisant qui pouvait totalement être évité alors que des partisans du président ont pris d’assaut le Capitole après un rassemblement au cours duquel il a pris la parole, explique-t-elle dans un message à ses employés qu'elle a relayé sur Twitter.

Comme c’est certainement le cas pour beaucoup d’entre vous, j’ai été profondément troublée d’une manière que je ne peux simplement pas ignorer.

Elaine Chao, secrétaire aux Transports

Mme Chao, qui était en poste depuis le début du mandat de Donald Trump, précise que sa démission entrera en vigueur lundi prochain, soit neuf jours avant que le président désigné, le démocrate Joe Biden, ne soit assermenté.

Nous allons aider mon successeur annoncé Pete Buttigieg à prendre la responsabilité de diriger ce magnifique département, ajoute Mme Chao, qui est par ailleurs la femme du leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.

La secrétaire à l'Éducation, Betsy DeVos, a aussi remis sa lettre de démission, dont plusieurs médias américains ont eu une copie. Comme Elaine Chao, elle faisait partie des rares membres à faire partie de l'administration de Donald Trump depuis le début de son mandat.

Nous devrions célébrer les nombreuses réussites de votre administration. Mais nous devons plutôt nettoyer le désordre causé par les manifestants violents qui ont envahi le Capitole. [...] Il n’y a aucun doute sur l’impact de votre rhétorique sur la situation et c'est un point de bascule pour moi.

Extrait de la lettre de démission de Betsy DeVos
Gros plan de Betsy Devos, femme blonde avec des lunettes.

La secrétaire de l'Éducation Betsy DeVos a rapidement condamné les violences au Capitole sur sa page Twitter mercredi.

Photo : Getty Images / Drew Angerer

Selon Reuters, le conseiller à la sécurité nationale adjoint, Matt Pottinger, une figure clé de la politique américaine envers la Chine, a également remis sa démission mercredi, tout comme Ryan Tully, directeur des Affaires européennes et russes au Conseil de sécurité nationale.

Plus tard en soirée, quatre autres membres du Conseil de sécurité nationale ont remis leur démission selon Reuters : Erin Walsh, directrice des Affaires africaines, Mark Vandroff, directeur de la politique de défense, Anthony Rugierro, directeur des armes de destruction massive, et Rob Greenway, directeur des Affaires du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord.

Pressions pour expulser Trump

Ces démissions surviennent au moment où des élus évoquent ouvertement un recours au 25e amendement de la Constitution américaine afin d'écarter Donald Trump du pouvoir, même s'il reste moins de deux semaines à son mandat.

Lors d'une conférence de presse, jeudi, la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a dit attendre une décision du vice-président Mike Pence et d'autres responsables. Elle a d'ailleurs directement nommé plusieurs membres de l'administration, dont Mike Pompeo (secrétaire d'État) et Steve Mnuchin (Trésor).

Soutiennent-ils ces actions? Sont-ils prêts à dire qu'au cours des 13 prochains jours, cet homme dangereux pourra [s'il le veut] causer davantage de tort à notre pays?, leur a-t-elle indirectement demandé, en faisant référence à Donald Trump.

Selon deux personnes au fait des discussions, plusieurs échanges ont eu lieu entre des membres du personnel de l'administration Trump, y compris directement au sein de la Maison-Blanche, et ce, même si aucun membre du Cabinet ne s'est dit publiquement favorable à l'invocation du 25e amendement.

L'ancien sénateur républicain Jeff Flake juge qu'agir en ce sens n'est pas réaliste, non seulement en raison du soutien nécessaire au sein du Cabinet pour mettre en œuvre cette procédure, mais aussi parce qu'il reste moins de deux semaines à la présidence Trump.

De son côté, le sénateur Lindsay Graham, l'un des républicains les plus influents de Washington, s'est détourné du président, lui qui lui était pourtant allié de façon fidèle depuis quatre ans, et a blâmé M. Trump pour les émeutiers qui ont envahi le Capitole.

Le président doit comprendre que ses actions sont le problème, et non la solution, a-t-il déclaré.

M. Graham s'oppose à l'invocation du 25e amendement pour mettre fin à la présidence Trump, et n'a pas voulu dire si celui-ci devrait avoir le droit de se représenter à la présidence.

Je ne m'inquiète pas des prochaines élections, a-t-il dit. Je m'inquiète pour les 14 prochains jours.

Avec les informations de Reuters, Associated Press, et New York Times

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