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Plus de diversité dans les séries animées pour enfants au Canada

Deux jeunes étendus sur le ventre sur un tapis dans un salon, l'un d'entre eux tient une télécommande.

Une étude de l'Université Ryerson révèle une quasi-parité entre les personnages animés de couleur blanche et ceux d'une autre couleur.

Photo : getty images/istockphoto / Wavebreakmedia

Radio-Canada

La représentation des personnes de couleur a progressé ces dernières années dans les séries animées pour enfants diffusées au Canada, selon une nouvelle étude.

Toutefois, les personnages autochtones y demeurent largement sous-représentés, comme le sont également ceux de plusieurs autres groupes minoritaires.

Le rapport intitulé Examen de la télévision animée pour enfants au Canada (Examining Children’s Animated Television in Canada) a été publié par la Faculté de design et de communication de l’Université Ryerson, à Toronto, par l’entremise de son Children’s Media Lab, un laboratoire qui étudie les médias destinés aux enfants.

Il s’agit du suivi d’une étude effectuée conjointement en 2019 par l’Université Ryerson et l’Université Rutgers, dans l’État du New Jersey, qui s'était basée sur des données datant de 2017 et des années précédentes.

La parité, ou presque

Le rapport a passé à la loupe 121 personnages principaux provenant de 27 séries animées pour enfants diffusées au Canada en 2018 et 2019, dont le public cible est constitué de jeunes d’âge préscolaire à 12 ans. Les séries ont toutes été produites ou coproduites au pays.

L’équipe de recherche a contacté tous les diffuseurs canadiens afin d’établir une liste exhaustive des émissions qui répondaient aux critères de l’étude. Les diffuseurs lui ont ensuite fourni deux épisodes de chaque série diffusée sur leur antenne.

Selon les conclusions du rapport, 51 % des personnages humains étaient blancs, contre 49 % de personnages de couleur. C’est bien plus que dans l’étude de 2019, qui faisait état de 74 % de personnages blancs.

Encore des failles

Toutefois, les personnages originaires du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud de même que les personnages autochtones sont largement minoritaires, selon le rapport. Ils représentent respectivement 1 %, 5 % et 6 % des personnages.  

De plus, les personnages porteurs de handicaps physiques ou atteints de maladies chroniques sont virtuellement absents, alors que ceux représentant la neurodiversité sont complètement absents.

Le rapport met également en lumière un écart de genre persistant; 63 % des personnages principaux sont masculins.

L’importance de se reconnaître à l’écran

Le Children’s Media Lab souligne que la télévision peut influencer la vision qu’ont les jeunes personnes d’elles-mêmes et élargir le spectre des possibilités dans leur imaginaire.

Un manque de diversité à l’écran peut être dommageable, et remédier aux disparités devrait être une priorité pour l’industrie, affirment des spécialistes.

Des études comme [la nôtre] permettent [aux personnes qui produisent du contenu pour enfant] de penser à l'équité et de se mettre au défi de créer du contenu qui aborde les disparités, comme les biais de genre, même pour des personnages qui ne sont pas humains, comme les animaux et les monstres, a affirmé Kim Wilson, codirectrice du Children’s Media Lab, dans un communiqué.

Le rapport offre plusieurs recommandations pour améliorer la représentativité à l’écran, comme favoriser la diversité à la table d’écriture et créer des personnages plus complexes.

Avec les informations de La Presse canadienne

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