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Passer à travers la pandémie en accueillant un enfant de la DPJ

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
La petite famille en habit de neige dans la cour de leur maison au Lac-Saint-Jean.

Claudia Bouchard, Evans Pedneault et leurs deux enfants accueillent un jeune du Centre jeunesse, depuis le mois d'octobre.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Les derniers mois ont été particulièrement occupés pour les Bouchard-Pedneault du Lac-Saint-Jean. Le couple s'est lancé dans les démarches pour devenir famille d'accueil pour un enfant sous la responsabilité de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Moi 2020, c’est mon année chanceuse, je ne peux pas le dire mieux que ça!

Claudia Bouchard, mère d’accueil

Aussi étonnant que ça puisse paraître, la pandémie passe presque inaperçue chez les Bouchard-Pedneault.

En plus d'avoir un horaire bien rempli avec leurs deux enfants Yoan et Maeva âgés de 3 et 4 ans, Claudia Bouchard et Evans Pedneault se sont lancés dans une toute nouvelle aventure.

Claudia Bouchard monte la colline avec des luges pour glisser avec ses deux enfants dans la cour de sa maison.

Claudia Bouchard est maintenant mère à la maison pour s'occuper de ses deux enfants et du jeune qu'elle héberge comme famille d'accueil.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Tout a commencé avec le premier confinement. D'avoir passé 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 avec mes enfants, plus on les a, plus on les veut. Tellement, qu'il m'en manquait, d’où l’idée de devenir famille d'accueil.

C'est sûr que pendant le confinement, on avait beaucoup de temps pour penser, ça nous a portés à réfléchir, ça nous a aidés à faire le choix, confirme son conjoint.

Depuis le mois d'octobre, la famille Bouchard-Pedneault compte donc trois enfants. L'aîné vient du Centre jeunesse, nous préservons donc sa confidentialité.

Besoins accrus au Centre jeunesse

Les signalements à la DPJ ont chuté à partir du premier confinement, à cause de la fermeture des écoles entre autres. Pourtant, le stress, les pertes d'emploi et les baisses de revenus ne pouvaient qu'accroître la vulnérabilité des enfants dans les familles en difficulté.

À l'automne, la réalité a frappé, les signalements sont remontés en flèche et la DPJ a multiplié les appels pour trouver de nouvelles familles d’accueil.

J'ai appelé de plus en plus souvent la DPJ en demandant où était rendu mon dossier. J’ai devancé tous mes rendez-vous préparatoires, tellement j’avais hâte de devenir famille d'accueil, se rappelle Claudia Bouchard en riant.

On entendait que oui, il y avait vraiment une forte demande. Le contrat n’était pas fini de signer qu'on avait déjà l'enfant chez nous.

Evans Pedneault, père d’accueil

Claudia et Evans font partie des 12 nouvelles familles d'accueil accréditées depuis le mois de mars au Saguenay-Lac-Saint-Jean. En plus, 25 familles de proximité, c’est-à-dire un proche de l’enfant, ont aussi été ajoutées à la liste qui totalise maintenant 226 foyers d’accueil.

Pourtant, il en manque encore. Selon la DPJ régionale, il en faudrait une quinzaine de plus pour répondre aux besoins actuels, mais le recrutement est difficile.

Evans Pedneault pousse ses enfants dans une luge sur une colline de neige pour glisser près de la maison familiale.

En plus de sa fille Maeva et son fils Yoan, Evans Pedneault, accueille un enfant du Centre jeunesse.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Tu as quelqu’un de nouveau dans ta famille. C'est sûr que le petit côté pandémie on y pense un peu parce qu'on se met plus à risque puisque l’enfant va à l'école, mais on ne s'arrête pas à ça, confie Evans Pedneault.

Claudia Bouchard sourit devant des arbres enneigés dans la cour de sa résidence devant le lever du soleil.

Claudia Bouchard a eu l'idée de devenir famille d'accueil durant le premier confinement.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

En aidant un enfant, Claudia Bouchard a même réalisé que finalement, l'agrandissement temporaire de la famille s'avère un très bon remède à la pandémie pour elle.

Au lieu de m'asseoir dans mon salon à penser à la pandémie, on va jouer dehors. Les enfants ont un ami, on fait de la popote pour une personne de plus! Tout s'est embelli parce que j'avais cet enfant-là.

Le reportage de Catherine Paradis est diffusé dans le cadre de l’émission L’heure du monde à 18 h à ICI Première. Toute la semaine, l’émission présente la série Tenir le coup. En ces temps de pandémie, comment des citoyens ont-ils changé leur mode de vie et leur façon de voir le monde?

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