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Confinement : détaillants et manufacturiers ont l'impression de sauver les meubles

Une personne marche dans un centre commercial.

Québec a notamment décrété la prolongation de la fermeture de tout commerce non essentiel jusqu'au 8 février.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L'annonce de nouvelles mesures de confinement encore plus strictes que celles mises en place au printemps risque de faire mal à bien des entreprises. Mais les commerçants et les manufacturiers ont tout de même l'impression d'avoir été entendus par le gouvernement, qui a tenté de leur offrir un peu plus de flexibilité.

Du côté des manufacturiers, on pousse carrément un soupir de soulagement.

On est très heureux de voir que le premier ministre Legault a reconnu le secteur manufacturier dans son ensemble comme essentiel, au même titre que l’Ontario, les États-Unis, et partout ailleurs dans le monde, a réagi Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, en entrevue à Zone économie.

Parmi les mesures annoncées mercredi, Québec a indiqué que l'industrie manufacturière pourra continuer de tourner, mais qu'elle devra réduire ses activités au minimum pour assurer la réalisation des engagements actuels, le tout à la discrétion des entreprises. L'idée est donc de maintenir la production considérée comme essentielle, mais de mettre la main à la pâte pour freiner la propagation de la COVID-19.

Des précisions sont attendues, a fait savoir Mme Proulx. À quoi fait référence le premier ministre quand il affirme que l’on doit se concentrer sur la production de biens essentiels?

Ce qu’on comprend, c’est que tous peuvent poursuivre leurs activités. Par contre, on demande aux manufacturiers de réduire leurs activités au minimum, résume-t-elle.

« On est conscients qu'on a notre part à faire »

Dans le secteur du commerce de détail, les nouvelles mesures risquent de faire plus mal. Les détaillants comprennent très bien l’enjeu de la situation, par contre, ce n’est vraiment pas un moment idéal, a indiqué Stéphane Drouin, directeur général, Conseil québécois du commerce de détail.

Normalement, janvier sert à générer de grandes liquidités, grâce à des liquidations, pour pallier les périodes plus tranquilles de février et mars, avant les achats du printemps, a-t-il expliqué.

On a plaidé la rigueur des commerçants dans l’implantation des mesures sanitaires, en rapport avec le faible nombre de cas parmi les détaillants, mais si la santé publique juge que la situation est urgente, on comprend, a affirmé M. Drouin. On est conscients qu’on a notre part à faire.

Québec a ainsi décrété la prolongation de la fermeture de tout commerce non essentiel jusqu'au 8 février, mais tout n'est pas sombre. Au moins, on a l’opportunité maintenant de faire du ramassage en magasin, a souligné M. Drouin.

La cueillette à la porte sera en effet permise dans les commerces non essentiels. Il sera donc possible d’acheter un produit en ligne et d’aller le chercher sur place, à condition de ne pas entrer dans le commerce en question.

C'est une petite porte de sortie intéressante pour plusieurs commerçants, qui vont aussi pouvoir se garder la tête hors de l’eau avec les programmes gouvernementaux, a commenté Stéphane Drouin, qui estime qu'il s'agit également d'une bonne nouvelle pour les consommateurs.

La période de fermeture de deux semaines était tolérable, mais certains vont commencer à avoir besoin de produits non essentiels, donc le ramassage va permettre de répondre à ces besoins, a-t-il indiqué.

Selon lui, certains secteurs du commerce de détail arrivent à s'en tirer. Mais pour d'autres, la situation est critique. Il y a des secteurs comme ceux de la mode, de la chaussure, des bijoux, qui sont beaucoup plus vulnérables présentement. Les enjeux de liquidité vont reprendre le dessus, […] on risque de voir dans les prochains jours, les prochaines semaines, des détaillants qui vont se mettre sous la protection de la loi sur la faillite, ou même aller en faillite complètement.

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