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COVID-19 : la Ville de Montréal travaille sur les effets des nouvelles mesures

Un mendiant assis sur un trottoir.

L'itinérance a doublé à Montréal depuis le début de la pandémie, passant de 3000 à 6000 itinérants.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a appelé sur sa page Facebook les Montréalais à respecter les mesures annoncées par le gouvernement du Québec, notamment le couvre-feu.

Elle a également indiqué qu’elle travaillait avec les différents partenaires sur les effets de ces mesures sur la population.

Nous sommes bien sûr en communication avec l'ensemble de nos partenaires pour analyser ces mesures et leurs impacts sur la population, a-t-elle indiqué. Nous travaillons avec nos partenaires, dont le SPVM [Service de police de la Ville de Montréal], le réseau de la santé et les groupes communautaires, qui travaillent notamment auprès des personnes en situation d’itinérance. On devra par-dessus tout faire preuve d’une très grande tolérance avec les personnes qui sont parmi les plus vulnérables de notre société.

Mme Plante a par ailleurs évoqué la question la campagne de vaccination.

La rapidité avec laquelle le vaccin est administré devra augmenter rapidement afin de voir des effets concrets, tant d’un point de vue de santé publique que pour le moral des Québécoises et Québécois, a-t-elle écrit, ajoutant que Montréal est prête à contribuer à tous les efforts de vaccination présentement en cours.

De son côté, la Société des transports de Montréal (STM) a indiqué sur son compte Twitter prendre acte des nouvelles mesures, précisant qu’elle analysera dans les prochains jours l’offre de service à mettre en place.

La STM a également souligné que les travailleurs essentiels pourront compter sur [eux] pour assurer leurs déplacements, et ce, pendant le couvre-feu.

Tolérance réclamée pour les itinérants et les travailleurs de rue

Par ailleurs, les organismes qui travaillent auprès des personnes itinérantes réclament une amnistie du couvre-feu pour celles-ci et pour les travailleurs qui leur viennent en aide.

Notre préoccupation, c'est pour les personnes dont la rue est la maison, explique Annie Savage, directrice du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

Une judiciarisation de leur situation par une intervention policière n'aiderait personne, fait valoir Mme Savage.

Les personnes en situation d'itinérance doivent pouvoir bénéficier d'une tolérance automatique par les policiers. On espère qu'on ne tombera pas dans la judiciarisation, donc ça prend une amnistie automatique en place dès maintenant pour les personnes en situation d'itinérance, soutient Annie Savage.

L’organisme demande également un sauf-conduit pour les personnes qui interviennent auprès des itinérants.

On a beaucoup de membres dont les équipes de travail commencent à 18 h, 19 h, 20 h et qui vont jusqu'à 1 h du matin, souligne Mme Savage.

On souhaite qu'il y ait des outils mis en place dès maintenant pour s'assurer qu'elles vont pouvoir faire leur travail adéquatement, sans l'intervention des policiers, a-t-elle insisté.

Avec les informations de La Presse canadienne

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