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Rio Tinto n'anticipe pas de baisse de production

Affiche devant les usines de Rio Tinto à Jonquière.

Lors de la première vague de COVID-19, en mars 2020, Rio Tinto avait réduit légèrement sa production.

Photo : Radio-Canada

Rio Tinto n’anticipe pas de baisse de production à la suite de l’annonce, par le gouvernement du Québec, du prolongement des mesures de confinement jusqu’au 8 février pour freiner la pandémie de COVID-19.

Porte-parole de la multinationale, Malika Cherry a rappelé que le géant de l’aluminium figure parmi les industries considérées comme étant essentielles. Il n’y a donc pas de ralentissement à prévoir, dit-elle, même si Québec demande une réduction des activités au minimum pour les entreprises manufacturières et le secteur de la construction.

En tant qu'industrie essentielle, nous travaillerons avec le gouvernement pour nous conformer à ses directives en ce qui concerne nos activités au Québec, tout en maintenant nos activités et en continuant d'approvisionner nos clients , a déclaré la conseillère aux relations médias, par courriel.

Elle ajoute que la priorité de l’entreprise demeure la santé et la sécurité de ses employés.

Lors de la première vague de COVID-19, en mars 2020, la compagnie avait été forcée de réduire légèrement sa production, mais n'avait pas été dans l'obligation de procéder à des mises à pied.

Président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA), affilié à Unifor, Donat Pearson ne prévoit pas d’impact majeur à court terme. Il pense que les répercussions se feront sentir si les clients de Rio Tinto sont forcés de réduire ou de cesser leurs activités.

Il y a sûrement plusieurs personnes qui vont être prolongées en télétravail ou il va y avoir des arrêts de projets, mais pour le moment, les usines vont continuer de produire, probablement à un rythme ralenti un peu, croit le président du syndicat représentant environ 1800 travailleurs.

« Les commandes sont là pour l’instant chez Rio Tinto et on ne peut pas arrêter les salles de cuve comme ça tout simplement puis les redémarrer. Mais est-ce qu’il va y avoir un ralentissement éventuellement? Ça va dépendre du reste de l’industrie et des clients. »

— Une citation de  Donat Pearson, président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida

Comme la plupart des clients bénéficiant d’aluminium produit dans les installations de Rio Tinto du Saguenay-Lac-Saint-Jean se trouvent aux États-Unis, Donat Pearson pense qu’il est trop tôt pour mesurer l’impact réel de la deuxième vague de la pandémie sur la production régionale et sur les emplois.

Rio Tinto est le plus important employeur privé du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Point de presse

Le premier ministre François Legault n'avait pas initialement abordé le sort des secteurs manufacturier et de la construction dans le message d'ouverture de son point de presse. Il l'a plutôt fait lors de la période des questions. Sans en dire davantage, il a mentionné que le Québec avait été l'un des seuls gouvernements à avoir imposé des mesures aussi strictes pour ces deux secteurs au printemps.

Il y a beaucoup de produits qui sont essentiels : ce qu'on demande, c'est de reporter la production de tout ce qui n'est pas essentiel, mais par contre ils peuvent continuer d'opérer pour ce qui est essentiel, a-t-il dit au sujet du secteur manufacturier.

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