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Confinement : soulagement et inquiétudes en Mauricie et au Centre-du-Québec

Selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, les restaurants, les entreprises saisonnières et celles qui comptent sur la présence de touristes sont les plus touchés par la pandémie.

Les commerces non essentiels devront rester fermés jusqu'au 8 février.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les travailleurs de la santé poussent un soupir de soulagement, les petites entreprises sont inquiètes. Le nouveau coup de barre imposé par le gouvernement Legault ne laisse personne indifférent.

Le plan du gouvernement est plutôt courageux, estime Dr Jean Nicolas Dubé, interniste intensiviste à l’hôpital de Trois-Rivières. Il affirme que ce plan était nécessaire dans les circonstances où le nombre de cas demeure élevé dans la province et que la transmission n’est pas contrôlée.

Il croit que toutes les mesures prises pour réduire les contacts aident à réduire la contagion et contrôler les infections. Même si le nombre d’hospitalisations est stable en Mauricie-Centre-du-Québec ces derniers jours, le médecin estime qu’il s’agit d’une situation temporaire. Pour nous aux soins intensifs, ça ne va qu’augmenter à nouveau, craint Dr Dubé.

Est-ce que le pire est arrivé? Je ne suis pas sûr.

Une citation de :Dr Jean Nicolas Dubé, interniste intensiviste à l’hôpital de Trois-Rivières

Dr Dubé implore les personnes atteintes de la COVID-19 à dire toute la vérité au personnel de la santé quant à leurs activités afin de les aider à mieux contrôler la propagation du virus.

Entrevue de Jean-Philippe Nadeau avec Dr Jean-Nicolas Dubé, interniste intensiviste à l'unité de soins intensifs COVID-19 au CHAUR de Trois-Rivières

Petit baume pour les commerçants

Les petits commerces réclamaient de pouvoir offrir un service au comptoir comme au restaurant. Leur demande a été entendue puisqu’il leur sera permis de remettre des marchandises à la porte, sans contact avec leurs clients. Le livre, ça devient notre compagnon dans des moments comme aujourd’hui, affirme le propriétaire de la Librairie Poirier, Guy Rousseau.

Les commerçants s’attendaient à une prolongation de leur fermeture, mais les marchandises continuent de s’accumuler. Le stock qu’on n’aura pas vendu, qu’on va devoir conserver. Là il va y avoir des nouvelles marchandises qui vont rentrer début février pour le printemps. Cette marchandise-là, c’est des pertes, explique Manon Giroux, propriétaire des boutiques L et Mercerie de luxe à Trois-Rivières.

Vitrine extérieure d'une boutique de vêtements

La propriétaire de la boutique L, Manon Giroux, souhaitait que le gouvernement permette la cueillette en magasin, à l'instar des restaurants.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Le premier ministre François Legault a dit être conscient que les revenus ne seront pas les mêmes malgré cette nouvelle permission. Le professeur en économie à l’UQTR Frédéric Laurin croit tout de même qu’il s’agit d’un bon coup de pouce pour les entreprises qui n’ont pas de site internet transactionnel.

Notre panel d'analystes commente les nouvelles mesures annoncées par Québec

Coup de barre nécessaire pour l’économie

Si le maintien de l’activité économique et la survie du système de santé semblent contradictoires, Frédéric Laurin estime plutôt qu’ils vont de pair.

Moi j’aurais préféré qu’on fasse ça dès le 25 décembre.

Une citation de :Frédéric Laurin, professeur d'économie à l'UQTR

Entrevue de Jean-Philippe Nadeau avec le professeur en économie à l'UQTR Frédéric Laurin

Le professeur poursuit en répétant qu’il est préférable pour l’économie d’agir fortement pour combattre la pandémie rapidement. Si vous avez à coeur l’économie de votre région, l’économie du Québec, l’économie du Canada, respectez les règles sanitaires, exhorte Frédéric Laurin.

Il estime que de nombreux Canadiens ont pu réaliser des économies dans les derniers mois et espère que dès la réouverture, on observera un boom économique.

Le premier ministre demande aux manufactures de maintenir leurs activités aux biens essentiels. Frédéric Laurin croit qu’il s’agit d’une décision judicieuse pour ce secteur. Fermer une entreprise manufacturière ça peut être très coûteux. Faire arrêter les machines ça peut être très coûteux et les faire repartir aussi, précise-t-il.

Entrevue de Jean-Philippe Nadeau avec la psychologue Georgia Vrakas, professeure au département de psychoéducation à l'UQTR

Une incertitude coûteuse pour le milieu culturel

Le milieu culturel de la région avait espoir que certaines activités auraient pu reprendre avant la fin du mois de janvier. Des spectacles étaient prévus notamment au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco. Les spectacles sont maintenant annulés et les billets seront remboursés.

Les diffuseurs culturels demeurent optimistes puisqu’ils sentent un engouement des gens de la région pour leurs lieux culturels. C’est sûr que c’est peut-être notre plus grande crainte, la fidélisation de la clientèle. Mais ce qui nous donne peut-être une lueur d’espoir c’est que cet été, on avait ouvert quelques semaines, et tout de suite quand on avait mis en vente des spectacles, les gens étaient au rendez-vous, se rappelle Valérie Bourgeois, directrice générale adjointe à Culture Trois-Rivières.

Certains acteurs du milieu souhaitent que la reprise se fasse une fois pour toutes lors de la réouverture. Les ouvertures et les fermetures dans le domaine de l’entreprise, que ce soit en culture ou ailleurs, c’est invivable, déplore Joël Côté, propriétaire du cinéma le Tapis rouge. Il espère la collaboration de la population pour suivre les mesures sanitaires et pouvoir rouvrir à court terme.

Avec les informations d'Alexandre Lepoutre et Catherine Bouchard

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