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Soupir de soulagement dans l'industrie de la construction

Un chantier de construction à Saguenay.

Un chantier de construction à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Alors que plusieurs craignaient une mise sur pause complète dans l'industrie de la construction, il sera plutôt possible pour les entrepreneurs de terminer les contrats amorcés et de continuer à opérer tout en réduisant le nombre de travailleurs présents au même moment.

C'est ce qu'a annoncé le premier ministre François Legault mercredi. Les mesures liées au resserrement du confinement et à l'imposition du couvre-feu à compter de samedi et jusqu'au 8 février sont détaillées sur le site Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Les mêmes mesures s'appliqueront pour le secteur manufacturier et celui de la construction. Ces industries devront réduire leurs activités au minimum pour assurer la réalisation des engagements actuels. Ces entreprises auront l'obligation de recourir au télétravail lorsque possible. Finalement, elles devront ajuster les quarts de travail pour limiter les présences sur les sites de production et de construction au même moment.

Soulagement au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le soulagement était palpable dans la région, autant auprès des employeurs que des travailleurs de la construction. Raphaël Dumais, qui est le président d'AR Construction, est satisfait de voir que la crainte d'un arrêt de travail ne s'est pas matérialisée. On est heureux de voir qu'on peut continuer les chantiers en cours qui sont jugés essentiels pour ne pas avoir de crise du logement. C'est certain que j'ai déjà eu des appels de beaucoup de travailleurs à savoir s'ils retournent au travail. J'étais content de pouvoir leur dire oui que lundi ça suivait son cours. C'est sûr que ce n'est pas tout à fait clair pour les nouveaux contrats à venir, a-t-il expliqué lors d'un entretien téléphonique réalisé mercredi soir. Le président de l'entrepreneur général en construction, situé à Saguenay, s'attendait cependant, par exemple, à ce que des contrats pour des garderies ou des ressources intermédiaires soient possibles.

Raphaël Dumais était heureux aussi de pouvoir rassurer ses clients résidentiels. On avait plusieurs mises en chantier avec des délais de livraison où les gens ont déjà vendu leur résidence. Encore aujourd'hui j'ai eu trois appels de clients qui étaient sur le qui-vive à savoir si ça allait pouvoir recommencer. J'étais déjà content ce soir de pouvoir leur annoncer que oui ça allait continuer et qu'on allait être en mesure de livrer dans le meilleur délai, a-t-il poursuivi.

Pour ce qui est de limiter le nombre de travailleurs au même moment, Raphaël Dumais a indiqué que les travailleurs respectaient déjà les normes de distanciation et que la méthode de travail avait été adaptée lors de la reprise.

Un chantier de construction à Saguenay.

Un chantier de construction à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

La région durement frappée au printemps

Au printemps, lors du premier confinement, le Saguenay-Lac-Saint-Jean avait été durement frappé par l'arrêt de travail forcé. Selon le président national de la CSN-Construction, Pierre Brassard, la situation avait été la même pour les régions éloignées des grands centres. Quand on parle de Québec ou Montréal, il y avait quand même des gros chantiers institutionnels et commerciaux, des chantiers de génie civil qui roulaient. Donc, il y avait quand même des travaux d'urgence qui roulaient quand même dans ces régions-là. Mais nous au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans le Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et Côte-Nord, c'était complètement mort, complètement arrêté, a énuméré Pierre Brassard.

Lui aussi s'est montré heureux, mercredi soir, pour les travailleurs qu'il représente, à savoir qu'ils pourront continuer à exercer leur métier lundi prochain. C'est ce que j'ai entendu comme tout le monde lors du point de presse du premier ministre. C'est sûr que les travailleurs et les travailleuses de la construction vont être contents d'être capables de continuer à travailler quand même malgré la pandémie, a-t-il exprimé.

La Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord se réjouissait également des mesures annoncées pour la construction. Les chantiers de construction ne représentent pas un foyer d’éclosion déterminant et les retards occasionnés par leur fermeture auraient eu des conséquences majeures sur la réalisation de projets publics et privés importants, a déclaré par voie de communiqué Sandra Rossignol, vice-présidente exécutive et directrice générale de la CCISF.

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