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Deux bâtiments du carré civique de Saint-Boniface pourraient être inscrits au patrimoine

L'ancien poste de police de Winnipeg.

Le comité Riel a accepté d'aller de l'avant avec la demande d'étudier une dénomination patrimoniale de l'ancien poste de police.

Photo : Radio-Canada

Une nouvelle proposition a été déposée cette semaine au Comité Riel de la Ville de Winnipeg afin de donner une dénomination patrimoniale au poste de police et au bâtiment du Festival du Voyageur. Cette résolution a été acceptée et sera donc soumise à la ville.

Selon le conseiller de Saint-Boniface, Mathieu Allard, qui a appuyé cette proposition, il s’agit de protéger des bâtiments historiques du quartier francophone.

Dans le cas de l’hôtel de ville, tout l’extérieur est protégé et certains éléments intérieurs. À n’importe quel moment où il y a des rénovations et des changements demandés par le propriétaire, on doit vérifier avec la Ville, en particulier ceux qui gèrent les aspects historiques des édifices, explique-t-il.

Le directeur général d’Entreprises Riel, Normand Gousseau, estime qu’il s’agit d’une décision logique par rapport aux autres édifices du carré civique.

Ces deux édifices-là se trouvent sur le même campus. [La deuxième raison est] que l’architecture de ces deux édifices est du style brutaliste, un style peu connu à Winnipeg. Troisièmement, l’architecte, c’est ni plus ni moins que Étienne Gaboury, explique-t-il.

Cette demande vise à garantir une protection, alors que ces terrains avaient en 2007 été considérés comme un surplus par la capitale manitobaine. En l’état actuel des choses, ces bâtiments ainsi que le jardin des sculptures pourraient être vendus sur simple décision de la Ville.

D'ailleurs, cela a déjà été le cas pour la caserne de police, mais n’inquiète pas Matthieu Allard, qui précise que le propriétaire actuel a toujours été coopératif.

Je crois comprendre que le directeur immobilier de la Ville de Winnipeg a le pouvoir de décider si une propriété privée peut être déclarée patrimoniale même sans l’accord du propriétaire, ajoute-t-il.

La résolution a été acceptée au sein du comité Riel. Toutefois, il reste encore du chemin à faire pour que la désignation au patrimoine soit faite.

Ce comité fait une recommandation à un autre comité qui va éventuellement demander à l’administration de faire une étude, explique Normand Gousseau.

La question du jardin des sculptures

Parmi les questions relatives à la préservation des bâtiments, il reste celle du terrain du Jardin des sculptures.

La Maison des artistes visuels francophones, qui est à l’origine du réaménagement de ce terrain depuis une quinzaine d'années, s'inquiète de son avenir après la vente du bâtiment qui abrite la galerie.

Devant le comité Riel, la présidente du conseil d’administration, Lisa Desilets, a demandé que le terrain devienne indépendant.

[On veut] l’enlever complètement de l’équation. Comme ça, il sera protégé, explique-t-elle.

Pour le moment, le terrain du jardin est inscrit dans le lot qui comprend le bâtiment du Festival du Voyageur.

Quant à savoir ce qui pourrait alors être fait pour assurer la pérennité du jardin, la réflexion est encore en cours, précise Lisa Desilets.

Nous sommes en train de rassembler les informations concernant le projet de développement du jardin sculptural Léo Mol au parc Assiniboine, géré par Assiniboine Parc Conservancy. Ils ont un contrat très spécifique qui, justement, va protéger non seulement le terrain du parc en entier, mais aussi qui protège les installations, explique-t-elle.

Aucune décision n’a été prise au comité Riel à ce sujet et il sera discuté le 18 janvier au sous-comité des biens immobiliers et du patrimoine.

La question du poste de police et du bâtiment du Festival du Voyageur sera soumise au comité de planification de la Ville de Winnipeg.

Avec des informations de Mathieu Vleminckx

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