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La démolition du pensionnat autochtone de Lower Post, en C.-B., est imminente

John Horgan entre dans le bâtiment entouré d'Autochtones qui jouent du tambour.

John Horgan a visité l'ancien bâtiment du pensionnat autochtone de Lower Post en octobre 2019.

Photo : La Presse canadienne / HO-Manu Keggenhoff

L’ancien pensionnat autochtone de Lower Post, dans le nord de la Colombie-Britannique, devrait être démoli sous peu. Le premier ministre John Horgan a confirmé qu'elle est prévue au printemps et qu’une entente a été conclue avec le gouvernement fédéral.

L'extérieur de l'édifice en hiver.

L'ancien pensionnat autochtone de Lower Post abrite maintenant les bureaux du conseil de bande Daylu Dena.

Photo : Daylu Dena Council

La nouvelle est attendue depuis des décennies. Le pensionnat autochtone de Lower Post, situé à la frontière du Yukon, a accueilli des élèves pendant 40 ans, jusqu’en 1975. Ces locaux ont été témoins de quatre décennies d’agressions physiques, mentales et sexuelles. D’ailleurs, un des superviseurs, Georges Macyznski, a été reconnu coupable de 28 chefs d’accusation d’agression sexuelle.

En 2011, lors de la visite de la Commission de vérité et réconciliation, la ministre provinciale responsable de la réconciliation avec les Autochtones de l’époque, Mary polak, indiquait qu’il fallait continuer à travailler pour cette démolition.

Mais le bâtiment est toujours au centre du village et abrite même le bureau de la bande autochtone Daylu Dena, le bureau de poste et un centre d’emploi. Certains survivants refusent d’y entrer.

Le premier ministre John Horgan a été choqué quand il a visité l’immeuble en octobre 2019 et trouve inacceptable que des services y soient toujours offerts. Il dit avoir conclu une entente avec le gouvernement fédéral pour financer la destruction dès le printemps.

Quand au fédéral, il ne confirme pas que la démolition se fera ce printemps. Services aux Autochtones Canada a indiqué, par courriel, que l'enlèvement des matières dangereuses de la structure existante est déjà en cours et que Ottawa continuera à travailler avec le Conseil de Daylu Dena sur un calendrier final de démolition.

Assez attendu

La destruction doit se faire sans attendre, selon Romeo Saganash, ancien député fédéral du Nouveau Parti démocratique et survivant d’un pensionnat autochtone.

Romeo Saganash assis en forêt observe un lac.

Romeo Saganash, qui a été député fédéral NPD de la circonscription Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou est un survivant des pensionnats autochtones.

Photo : Radio-Canada / Alfonse Mondello

Une fois que tu as rendu une décision par rapport à la démolition d’un ancien pensionnat pour Autochtones, tu dois livrer ça rapidement. Sinon, tu continues à perpétuer le mal qui a été fait, et les souvenirs, tu les ramènes.

Une citation de :Romeo Saganash

Si certains survivants choisissent de garder les bâtiments et de les transformer pour ne jamais oublier, d’autres ne veulent plus les voir. Il y a des survivants autochtones, aujourd'hui, qui ont besoin de ça, on appelle ça faire son deuil de quelque chose, explique l'ex-député.

Le voir pour le croire

Le chef adjoint du Conseil Daylu Dena, Harlan Schilling, dit avoir entendu la nouvelle que le bâtiment sera détruit, mais il n’y croira pas avant de voir débarquer les équipes de démolition. Il se souvient, enfant, avoir entendu que le gouvernement allait finalement aider à détruire le bâtiment. C'étaient des espoirs déçus, ajoute-t-il.

Il espère que, cette fois, l’histoire se conclura par un succès, non seulement pour sa nation, mais pour tout le pays.

Avec les informations de La Presse canadienne

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