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Ottawa aura bientôt fini d'analyser la vente proposée de Transat

Un avion vole dans le ciel.

La Commission européenne, qui se penche sur la vente de Transat A.T. à Air Canada, a une fois de plus mis sur la glace son échéancier.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

La Presse canadienne

La vente de Transat A.T. à Air Canada est toujours sous la loupe des autorités réglementaires canadiennes et européennes, dont les approbations sont essentielles, mais l'évaluation d'Ottawa tire à sa fin.

Alors que la Commission européenne, dont la décision était attendue au plus tard le 9 février, a une fois de plus mis sur la glace son échéancier, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, s'est montré prudent dans ses commentaires.

Nous sommes toujours à l'étude, a-t-il dit, mercredi, dans le cadre d'une conférence téléphonique visant à faire le point sur les règles entourant le retour au pays des voyageurs. On approche de la fin. Notre décision sera basée sur la question de l'intérêt public.

M. Garneau n'a toutefois pas voulu s'avancer sur une date.

Si l'analyse de la prise de contrôle du voyagiste québécois par le plus important transporteur aérien au pays prend du temps, c'est que le dossier a été influencé par la pandémie de COVID-19 qui a eu d'importantes répercussions sur le secteur aérien, a affirmé le ministre.

Le 15 décembre dernier, les actionnaires de Transat A.T. avaient, une fois de plus, accepté la proposition révisée d'Air Canada, sans toutefois connaître les détails d'une offre concurrente que le comité spécial du voyagiste québécois n'a pas jugé nécessaire de leur présenter.

Dossier suivi de près

Invité à dire s'il était au courant qu'une autre offre avait été déposée, M. Garneau n'a pas répondu directement, affirmant que son gouvernement suivait de près ce dossier depuis près de neuf mois.

Air Canada propose désormais 5 $ pour chacune des actions de la société mère d'Air Transat, comparativement à 18 $ auparavant. L'arrangement révisé aura notamment pour effet de repousser au 15 février la date butoir visant à concrétiser la transaction.

Dans le cadre d'un entretien téléphonique, le porte-parole de Transat A.T., Christophe Hennebelle, ne s'est pas montré inquiet de la décision prise à la fin du mois dernier par la Commission européenne.

La suspension vise à obtenir des réponses à un certain nombre de questions, et ils en ont beaucoup, a-t-il dit, en soulignant que la date butoir de l'arrangement avec Air Canada pouvait être reportée si les deux parties s'entendaient.

Dans leur analyse préliminaire, les autorités européennes faisaient valoir, entre autres, que la concurrence risquait de s'amenuiser sur 33 liaisons entre le Canada et l'Europe si Air Canada prenait sous son aile le voyagiste.

Le Bureau de la concurrence du Canada avait également réservé un accueil défavorable à la transaction, mais son analyse avait été menée avant la crise sanitaire.

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