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Confinement : des syndicats dans les épiceries veulent le retour des primes

Une cliente devant un comptoir d'alimentation, derrière lequel une employée la sert.

Dans le cas d’un couvre-feu à 20 h, bien des employés se retrouveront dans une situation incertaine.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

La Presse canadienne

Avec l'annonce d'un autre confinement et d'un couvre-feu par Québec, des syndicats qui représentent des milliers de travailleurs dans l'alimentation réclament de nouveau le versement d'une prime pour leurs membres.

Avec l'annonce du premier ministre François Legault mercredi, le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la FTQ, vient d'adresser une lettre aux grands de l'alimentation que sont Metro, Provigo-Loblaw et Olymel. Il y réclame une prime de confinement pour ces travailleurs jugés essentiels.

Les TUAC représentent 55 000 travailleurs au Québec, dont 20 000 dans les établissements Metro et Provigo.

Une prime, généralement de 2 $ l'heure, avait été momentanément versée, le printemps dernier, lors du premier confinement. La prime était disparue en juin, dans la plupart des cas.

Mais certains employeurs, comme Cargill et Lowe's, l'avaient maintenue, rapporte le syndicat affilié à la FTQ. Puis Sobey's avait réinstauré une prime au Québec, au Manitoba et dans certaines régions de l'Ontario.

Cette fois-ci, le syndicat des TUAC ne réclame pas précisément 2 $ l'heure, mais une prime de confinement, qu'il ne chiffre pas.

Dans la lettre aux employeurs, obtenue par La Presse Canadienne, les TUAC rappellent que ces travailleurs de première ligne ont joué un rôle primordial en ces temps exceptionnels et que la valeur de leur travail doit être mieux reconnue.

Ces travailleurs gagnent en moyenne 14 $ ou 15 $ l'heure actuellement.

Antonio Filato, président du Conseil provincial des TUAC Québec, aimerait que la rémunération de ces membres soit rehaussée. La situation continue d'évoluer, mais notre organisation syndicale continue de faire les pressions nécessaires auprès des employeurs, afin que la valeur inestimable du travail de nos membres soit reconnue par les employeurs en tout temps, pas seulement en temps de crise. Revaloriser ces métiers doit se traduire également par une rémunération à leur juste valeur, a-t-il plaidé.

Couvre-feu

Par ailleurs, alors qu'un couvre-feu à 20 h a aussi été annoncé par le gouvernement Legault, les TUAC discutent présentement avec les employeurs afin de trouver un moyen de faciliter les déplacements de leurs membres.

Dans les marchés d'alimentation et les centres de distribution, des employés doivent aussi travailler après 20 h, pour regarnir les tablettes, retirer les aliments périmés et désinfecter les lieux. Ils devront donc pouvoir se déplacer, malgré le couvre-feu, comme les travailleurs de la santé.

Ce sont des discussions qu'on avait déjà eues avec des entreprises, lorsqu'il avait été question de peut-être fermer l'île de Montréal, au mois de mars, avril. Donc, les entreprises sont déjà prêtes à faire face à cette situation-là, en remettant des lettres à leurs employés, attestant qu'ils travaillent dans un secteur jugé prioritaire par le gouvernement et qu'ils ont l'autorisation de circuler entre leur domicile et leur lieu de travail, a expliqué en entrevue Roxane Larouche, porte-parole des TUAC.

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