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Bizou fermera 24 boutiques

La devanture d'un magasin Bizou sur une artère commerciale.

Un magasin Bizou sur une artère commerciale

Photo : Google Maps/Fernando Lafata Desio

L’entreprise Bizou, qui s’est mise à l’abri de ses créanciers au mois d’octobre, fermera 30 % de ses points de vente d’ici le 1er février.

Spécialisée dans la vente au détail de bijoux et d’accessoires féminins, la société fondée à Sainte-Marie de Beauce en 1982 est endettée de 9,5 millions de dollars.

La pandémie de COVID-19 et le commerce au détail en mutation sont notamment évoqués par l’entreprise pour expliquer ses difficultés financières.

Bizou fermera 24 boutiques sur 85, situées principalement au Québec, mais aussi dans les Maritimes et en Ontario. À titre d'exemple, les boutiques de Place Sainte-Foy, du Centre Eaton, des Galeries d'Anjou et du Carrefour Laval.

D’autres points de vente pourraient toutefois s’ajouter à la liste. Bizou explore encore la possibilité d’émettre quelques avis de résiliation de bail pour certaines boutiques, précise le rapport du syndic Éric Saint-Amour, de la firme Ernst & Young (EY).

La devanture d'un magasin sur la rue Saint-Jean, en hiver.

Le local à louer du magasin Bizou rue Saint-Jean, à Québec. Ce magasin était déjà fermé avant l'annonce de mercredi.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

L’entreprise, qui employait 400 travailleurs au moment de se placer à l’abri de ses créanciers, possède une plateforme de vente en ligne et agit à titre de distributeur pour quelques boutiques indépendantes et pharmacies.

Ses approvisionnements en stock proviennent essentiellement de l’Asie, précise le rapport.

Il n’y aura aucune déclaration écrite de notre part, a répondu Bizou à Radio-Canada.

Vague de fermetures dans le commerce au détail

Le syndic Éric Saint-Amour précise au téléphone que Bizou n’est qu’un exemple des difficultés que subit actuellement le commerce au détail.

Avec les Amazon de ce monde, l’industrie était déjà en restructuration. La pandémie n’a agi qu’en accélérateur, dit-il.

On voit plus de dossiers en restructuration qu’avant.

Éric Saint-Amour, syndic de faillite de la firme Ernst & Young

Plusieurs entreprises se sont en effet mises à l'abri de leurs créanciers depuis le début de la pandémie.

Rien que chez la firme Ernst & Young, il y a eu Aldo, Ernest, Bizou, Reitman et Sail Plein air. Frank and Oak, Nero Bianco, Garage, Dynamite et Tristan sont aussi d’autres exemples.

Se mettre à l'abri de ses créanciers est l'étape avant la faillite. C'est l'étape où les entreprises ferment, par exemple, des sites déficitaires et font une transition vers le web pour être plus performantes, explique Éric Saint-Amour.

Il ne cache pas que le deuxième confinement portera un gros coup aux entreprises déjà en difficulté. Il ne serait donc pas étonnant de voir à ce moment-là davantage de faillites, conclut-il.

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