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L'Europe déplore la reprise de l'enrichissement de l'uranium en Iran

Le drapeau de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) flotte devant son siège à Vienne, en Autriche.

L'Iran avait annoncé le 7 septembre avoir mis en route des centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d'uranium enrichi qui depuis juillet dépasse la limite (300 kg) fixée par l'accord de Vienne.

Photo : Reuters / Leonhard Foeger

Reuters

L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, les trois signataires européens de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPoA), regrettent vivement la décision iranienne de produire à nouveau de l'uranium enrichi à 20 % qui pourrait remettre en cause l'espoir d'une relance diplomatique après l'entrée en fonction de Joe Biden dans deux semaines.

Dans un communiqué commun, les ministres des Affaires étrangères des trois pays appellent fermement l’Iran à cesser sans délai l’enrichissement à 20 %, à revenir dans son programme d’enrichissement aux limites agréées de l’accord et à s’abstenir de toute mesure qui pourrait contribuer à l’escalade des tensions et réduire encore l’espace pour la diplomatie.

Le gouvernement iranien a annoncé lundi que la production d'uranium enrichi à hauteur de 20 % – un niveau bien supérieur à celui autorisé en vertu de l'accord JCPoA – avait repris dans l'usine souterraine de Fordow. Il s'agit de la dernière violation en date par l'Iran de l'accord international de Vienne de 2015, dont Téhéran a commencé à s'affranchir en 2019 à la suite du retrait des États-Unis l'année précédente et du rétablissement de sanctions américaines à son encontre.

Cette mesure, qui n’a aucune justification civile crédible et qui emporte des risques significatifs de prolifération, constitue une violation flagrante des engagements de l’Iran au titre dû et vide encore l’accord de sa substance, déplorent les trois pays dans leur communiqué.

Elle risque également de mettre en péril l’importante opportunité de revenir à la diplomatie avec la nouvelle administration américaine, ajoutent-ils.

Un diplomate européen a estimé que l'Iran avait pour objectif tactique d'accentuer la pression sur la future administration de Joe Biden. Mais à un certain stade, la barque coule si on la charge trop, a-t-il ajouté. Pour l'heure, les trois puissances européennes vont attendre l'évaluation de la situation par le prochain exécutif américain, a-t-il dit.

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