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Crime sexuel : un instructeur de musique condamné à 6 ans de prison à l'Î.-P.-É.

Aaron Crane marche à l'extérieur.

Aaron Crane est un violoniste et un instructeur de musique reconnu à l'Île-du-Prince-Édouard. Il a été reconnu coupable d'abus sexuel sur une adolescente à qui il donnait des leçons de musique.

Photo : Brian Higgins/CBC

Radio-Canada

Un musicien et instructeur de l'Île-du-Prince-Édouard a écopé d'une peine de six ans de prison pour avoir abusé sexuellement d'une personne mineure.

La durée de la peine représente une avancée pour les victimes mineures de crimes sexuels dans la province, selon la procureure de la Couronne.

Aaron Crane, 37 ans, a été placé en détention mardi après avoir été condamné par la Cour suprême de l'Île-du-Prince-Édouard, à Charlottetown.

Le violoniste a été accusé en mars en lien avec des événements qui se sont déroulés pendant plusieurs mois avec une adolescente à qui il donnait des cours de musique. Il a plaidé coupable en septembre d'incitation à des contacts sexuels.

Malgré ses remords et ses regrets, je ne pense pas qu'il ait compris ce qu'il a fait, a déclaré la juge Terri MacPherson.

« Je ne suis pas convaincue qu'il réalise qu'il est un délinquant sexuel. »

— Une citation de  Terri MacPherson, juge

Des rapprochements qui ont dégénéré de manière insidieuse

Aaron Crane a rencontré la jeune fille dans le cadre de leçons de musique alors qu'elle était encore préadolescente, selon les faits présentés en cour.

Il avait d'abord l'habitude de serrer la jeune fille dans ses bras à la fin des leçons de musique et au fil des ans, ce rapprochement physique a petit à petit dégénéré pour se transformer en relation sexuelle.

Le trentenaire allait chercher la jeune fille chez elle le soir ou en après-midi à l'école et il l'emmenait chez lui pour avoir des rapports sexuels avec elle.

Il l'a manipulée en se comportant comme s'il était son petit ami, a indiqué la juge MacPherson. C'est un exemple de l'efficacité des stratégies insidieuses d'appât des victimes.

Une peine alignée avec les recommandations de la cour supérieure

La juge Terri MacPherson a fait valoir que les peines infligées pour des crimes sexuels contre des enfants dans la province n'étaient pas assez sévères par le passé, d'autant plus que la Cour suprême du Canada recommande maintenant des peines de prison de quelques années et plus.

La juge a ajouté que la différence d'âge entre Crane et la victime était un facteur aggravant, tout comme les efforts pour dissimuler la relation, la fréquence et la durée des rapports sexuels et la position d'autorité et de confiance que lui conférait son rôle d'instructeur de musique.

« Il a été vulgaire et déviant. »

— Une citation de  Terri MacPherson, juge

La procureure de la Couronne, Lisa Goulden, a recommandé une peine de prison de sept à neuf ans. Elle a expliqué que cette recommandation correspond aux nouvelles lignes directrices données par la Cour suprême du Canada, qui visent à accorder plus de poids aux séquelles des victimes.

La procureure de la Couronne, Lisa Goulden, portant un masque.

La procureure de la Couronne, Lisa Goulden, réclamait une peine de prison de sept à neuf ans.

Photo : Brian Higgins/CBC

La défense réclamait de 27 à 48 mois de prison

L'avocat de la défense, Conor Mullin, a réclamé une peine de 27 à 48 mois. Il a souligné l'absence de passé criminel de Crane, le fait qu'il a plaidé coupable et qu'il a présenté ses excuses à la jeune fille et à sa famille.

Il a également ajouté que la voiture de Crane a été vandalisée à l'automne dernier, alors que le mot « pédophile » a été inscrit à coup de peinture en aérosol.

Au moment de prononcer la peine, la juge a déclaré que Crane avait contribué de manière significative à la communauté artistique de l'Île-du-Prince-Édouard par l'entremise de ses performances et de ses formations musicales.

L'homme de 37 ans a reçu l'ordre de fournir un échantillon d'ADN au registre national des délinquants sexuels. La juge a décliné la demande d'ordonner au coupable de se tenir à l'écart des terrains de jeux pour enfants.

Avec les informations de CBC

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