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Des élus bas-laurentiens en désaccord sur la question des barrages routiers

Des voitures arrêtées et un policier sur la route 132.

Barrage routier sur la route 132 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, au printemps dernier (archives)

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Radio-Canada

Les élus du Bas-Saint-Laurent ne semblent pas tous être sur la même longueur d'onde en ce qui concerne le retour possible d'un barrage routier à l'extrémité ouest de la région. Le député de Matane–Matapédia, Pascal Bérubé, par exemple, demande au gouvernement de François Legault de rétablir ce barrage, alors que le préfet de Kamouraska, Yvon Soucy, préfère plutôt qu'on évite de le remettre en place.

Le Bas-Saint-Laurent connaît actuellement des hausses de cas de COVID-19 moins importantes que les grands centres comme Québec et Montréal, c'est pourquoi Pascal Bérubé demande à ce que le barrage à l'entrée ouest de la région soit de retour.

Le gouvernement Legault a annoncé un confinement plus strict au Québec assorti d'un couvre-feu de 20h à 5h lors d'une conférence de presse tenue à 17h mercredi. Ce confinement doit s'appliquer de manière équivalente à l'ensemble des régions de la province.

Plus tôt mercredi, le député Bérubé plaidait pour une approche qui tient compte des réalités des régions.

Le Bas-Saint-Laurent va être très fortement pénalisé avec les mesures qui semblent filtrer, alors on veut une approche différenciée. Et comme député local, je suis d'avis qu'on devrait évaluer la possibilité de ramener les barrages routiers à l'ouest, à La Pocatière, a-t-il affirmé mercredi matin, à l'émission Info-réveil.

Pascal Bérubé en point de presse.

Pascal Bérubé, demande le retour d'un barrage routier à La Pocatière. (archives).

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le député soulignait que la région enregistre moins de cas d'infection que d'autres secteurs de la province et que des mesures appliquées mur à mur au Québec pénaliseraient notamment l'économie locale et les élèves du Bas-Saint-Laurent.

Les gens de notre région qui ont respecté les consignes, on a l'impression qu'on va payer pour d'autres régions. C'est un sentiment qui est très présent.

Une citation de :Pascal Bérubé, député de Matane–Matapédia

De son côté, le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy, ne croit pas que l'instauration de nouveaux barrages routiers serait une bonne chose pour sa MRC, qui a d'importants liens économiques avec la région voisine de Chaudière-Appalaches.

Au printemps, oui, les barrages routiers ont semblé nous avoir permis de maintenir une vie assez normale. Là, est-ce qu'on est toujours là aujourd'hui? Je n'en suis pas sûr.

Une citation de :Yvon Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska

Le préfet espérait que les nouvelles règles de confinement qui seront annoncées par le premier ministre François Legault permettent de maintenir certaines activités économiques.

On a un dernier effort collectif à faire, mais tout en essayant de maintenir une certaine activité économique, soutient-il à ce sujet.

À ce propos, seuls certains commerces et industries jugés essentiels comme les épiceries, les stations-service et les pharmacies pourront rester ouverts, selon la récente annonce du gouvernement.

Le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy.

Le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy, espére que le gouvernement évite de remettre en place un barrage à la limite ouest du Bas-Saint-Laurent puisque le Kamouraska entretient de fortes relations économiques avec la région de Chaudière-Appalaches. (archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Il encourage aussi ses concitoyens à respecter les différentes règles sanitaires qui ont été édictées par le gouvernement à 17 heures mercredi.

Le préfet rappelle que, contrairement au premier confinement, il est maintenant possible de voir la lumière au bout du tunnel grâce à la campagne de vaccination qui a commencé à travers la province.

Au printemps, des barrages routiers avaient été mis en place du 28 mars au 18 mai entre certaines régions, dont le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord.

Une approche semblable souhaitée pour l'ensemble du Québec

Le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis, affirme qu'il aurait préféré que l'imposition des mesures sanitaires soit modulée en fonction de la situation de chacune des régions. Par contre, il reconnaît que cette façon de faire est difficile à faire appliquer.

C'est peut-être mieux de faire un effort collectif tous ensemble pour mettre fin, disons, à l'éclosion massive qu'on voit un peu partout.

Une citation de :Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis

Une approche régionale [...] j'aurais aimé, mais force est de constater que la dernière fois où on l'a fait, il y a des gens zones rouges qui sont venus prendre des vacances dans les zones orange ou dans les zones jaunes. Donc, on ne peut pas se fier à ça. C'est très difficile à gérer, poursuit-il.

Bruno Paradis en entrevue avec Radio-Canada.

Le préfet de la Mitis et maire de Price, Bruno Paradis, estime qu'il est plus simple d'imposer les mêmes mesures sanitaires à l'ensemble du Québec, dans le contexte actuel. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le préfet affirme aussi qu'il est préférable de s'attaquer à la propagation du virus dans l'ensemble du Québec pour tenter d'alléger la tâche des travailleurs de la Santé.

Avec des informations de Patrick Bergeron et de Denis Leduc

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