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Terry Simmons, écologiste et pionnier de Greenpeace, est décédé

Onze membres de l'équipage du bateau Greenpeace en 1971.

Terry Simmons, en bas au centre, est entouré de l'équipage du premier voyage de 1971 de ce qui deviendra l'organisation environnementale Greenpeace.

Photo : Robert Keziere/Greenpeace

Radio-Canada

L’un des pionniers du mouvement Greenpeace, Terry Simmons, est décédé dans sa maison de Vancouver le 14 novembre dernier, à l’âge de 74 ans.

La nouvelle de la mort de Terry Simmons a circulé parmi quelques connaissances, mais est passée principalement inaperçue, parce que c’était un homme discret par nature, explique son ami David Brownstein.

Il n’avait pas de famille, pour différentes raison, ni un très grand cercle d’amis autour de lui. Donc, son départ est effectivement passé sous silence, dit-il en ajoutant que Terry Simmons souffrait d'un cancer de la peau et d'une insuffisance rénale.

David Brownstein a fait la connaissance de Terry Simmons grâce à leur travail commun à l’Association de l’histoire forestière de la Colombie-Britannique, dont ce dernier était le directeur.

Il n’hésite pas à le qualifier de bénévole actif puisqu’il effectuait beaucoup de travail en amont.

Il faisait ce qu’il croyait nécessaire de faire pour créer un monde meilleur.

David Brownstein

Les débuts de Greenpeace

En septembre 1971, Terry Simmons, qui avait alors 25 ans, était l’une des 12 personnes à mettre les voiles vers l’Alaska à bord du bateau de pêche Phyllis Cormack, renommé Greenpeace pour l’occasion, afin de protester contre des tests nucléaires américains.

La plaque avec, en avant-plan, le nom de Terry Simmons.

Une plaque commémorative a été installée à False Creek pour souligner le départ de l'équipage de ce qui est devenu la première mission de Greenpeace.

Photo : Ben Nelms/CBC

Terry Simmons était alors étudiant de maîtrise au département de géographie à l’Université Simon Fraser et faisait partie de l’équipe à titre de géographe et de consultant juridique.

L’idée était de naviguer jusque dans la zone interdite pour être témoin de la déflagration, créant ainsi un précédent pour les nombreux voyages de protestation qui suivront pour la toute nouvelle organisation environnementale.

Comme Terry le décrivait, leur idée était d’aller témoigner des essais nucléaires… mais ils ne l’ont pas fait.

David Brownstein

Par contre, ils ont compris l’importance des slogans et de l’utilisation des médias de masse pour façonner l’opinion publique. Donc, c’était particulièrement important, dit-il en ajoutant qu’un arrêt dans une station abandonnée de pêche à la baleine a également pavé le voie aux campagnes antichasse à la baleine de Greenpeace.

Une vie consacrée à l’environnement

Contrairement à d'autres membres de l’équipage qui ont joué un rôle éminent dans la formation et la popularisation de Greenpeace, Terry Simmons n’est pas resté très impliqué dans l’organisation après son retour de l’Alaska.

Il est toutefois resté fidèle à la cause environnementale. En 1969, soit quelques années avant son voyage avec Greenpeace, il avait déjà cofondé la section du Sierra Club de la Colombie-Britannique. Il a de plus été élu vice-président du Conseil environnemental de la province à la même époque.

Il a aussi milité contre le projet de station de ski au mont Cypress et contre le développement de la plage universitaire de l’Université de la Colombie-Britannique, mieux connue sous le nom de Wreck Beach.

Ils étaient contre l’exploitation du pétrole dans le détroit de Georgie et inquiets à l’idée de préserver la plage Wreck en parfait état. Aujourd’hui, ça semble ridicule, mais à l’époque, c'étaient les enjeux, souligne David Brownstein.

Terry Simmons est né en Californie. Après avoir obtenu un doctorat et un diplôme en droit, il a poursuivi plusieurs carrières autant en droit que du côté universitaire, des deux côtés de la frontière.

Avec les informations de Karin Larsen

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