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La démission de Joe Hargrave est suffisante, mais tardive selon un politologue

Joe Hargrave, assis, donne une conférence de presse.

Le ministre démissionnaire restera membre du caucus et député de Prince Albert Carlton.

Photo : Radio-Canada

Vincent H. Turgeon

Au lendemain de la démission de Joe Hargrave de son poste de ministre saskatchewanais de la Voirie, un politologue juge que sa décision est inévitable et arrive tard.

Selon Stephen Kenny, le premier ministre Scott Moe a sous-estimé l'instisfaction des Saskatchewanais.

L’analyste politique se désole de voir que les élus eux-mêmes ne montrent pas l’exemple au reste de la population.

Il s’interroge sur le rôle du premier ministre Scott Moe dans toute cette affaire.

D’après monsieur Hargrave, Scott Moe était au courant avant son départ, rappelle Stephen Kenny. Alors est-ce que ça veut dire que le premier ministre avait donné son assentiment pour qu’il descende aux États-Unis ou est-ce que ça montre le peu d’intérêt de Scott Moe pour la crise sanitaire?

S’il avait donné sa permission au ministre, ça tombe dans un comportement assez consistant, assez cohérent que notre premier ministre voit la crise sanitaire comme une nuisance, comme un ennui ou un embêtement plutôt que comme une véritable crise

Stephen Kenny, analyste politique

Selon lui, Scott Moe a sous-estimé l’insatisfaction des Saskatchewanais.

Quand le gouvernement s’est rendu compte de la profondeur du mécontentement des Saskatchewanais, il a commencé à changé le jeu et il a accepté la démission de monsieur Hargrave. Mais c’est un peu trop tard puisque la réaction initiale était de permettre au ministre d’aller aux États-Unis et puis d’accepter son retour sans conséquence.

Par ailleurs, Stephen Kenny estime que la démission du poste de ministre des Voiries est suffisante. Il ne croit pas que Joe Hargrave ait besoin de quitter le caucus gouvernemental ou son siège de député.

En conférence de presse lundi, le premier ministre a admis qu’il n’avait pas explicitement demandé à ses députés de ne pas voyager hors du pays.

Toutefois, Scott Moe a reconnu que le voyage de l’ex-ministre en Californie était une erreur.

Avec les informations de Charles Le Bourgeois

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