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La vaccination débutera la semaine prochaine dans l'Est de l'Ontario

L'Hôpital général de Hawkesbury.

L’Hôpital général de Hawkesbury qui détient le seul super-congélateur de la région recevra les doses du vaccin.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

La campagne de vaccination contre la COVID-19 du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) se mettra finalement en branle la semaine prochaine, alors que la région compte un nombre record de nouveaux et de transmissions communautaires.

Selon le médecin-hygiéniste du BSEO, le Dr Paul Roumeliotis, la région devrait dans un premier temps recevoir de 1 000 à 2 000 doses du vaccin de Pfizer-BioNTech par semaine.

Les doses seront acheminées à l’Hôpital général de Hawkesbury (HGH) où se trouve le seul super-congélateur de la région permettant le stockage du vaccin.

L’HGH se trouvant à l’extrémité est du territoire desservi par le Bureau de santé, la planification de la campagne de vaccination devient un casse-tête logistique. Le Dr Roumeliotis croit tout de même qu’il sera possible de prioriser l’immunisation des résidents de foyers de longue durée, et ce à la grandeur de la région.

Un super-congélateur permettant le stockage adéquat du vaccin à une température de -81 degrés celcius.

En décembre dernier, l’Hôpital général de Hawkesbury a fait l’acquisition d’un congélateur à basse température au coût d’environ 20 000$.

Photo : Hôpital général de Hawkesbury (HGH) / courtoisie

Une fois que nous avons [le feu] vert, qu’on peut transporter [le vaccin], nous sommes prêts à aller dans les maisons de soins de longue durée. [...] Entre-temps, on va l’offrir aux travailleurs de la santé, indique sans détour le médecin-hygiéniste du BSEO.

Le BSEO est toujours en attente d’instructions techniques additionnelles de la part du fabricant pour entamer le déploiement de sa campagne de vaccination.

Disons que je reçois le vaccin lundi ou dimanche prochains. Combien avons-nous besoin pour que le vaccin fonde? Combien de temps avons-nous besoin pour le diluer? Une fois qu’on a ces détails-là, on va commencer, ajoute le Dr Roumeliotis.

Malgré les mauvaises nouvelles qui se sont accumulées dernièrement sur le front de la pandémie, le grand patron du BSEO compare le début de la campagne de vaccination à une lumière que l’on voit au bout du tunnel.

Il faut toujours respecter les mesures de santé publique, mais on peut utiliser le vaccin comme [une source] d’inspiration. [...] Avec l’arrivée du vaccin, on commence à voir le début de la fin de la pandémie, affirme le Dr Roumeliotis.

Même si la planification et l’exécution de la présente campagne d’immunisation constituent un défi de taille, l’agence de santé publique prévoit être en mesure de vacciner des milliers de personnes par jour dès que l’opération aura pris son élan.

À titre comparatif, lors du déploiement du programme régional de vaccination contre la grippe H1N1 en 2009, chacun des six centres du BSEO pouvait immuniser de 2 000 à 3 000 personnes quotidiennement.

Transmissions évitables en forte hausse

Par ailleurs, le Bureau de santé de l’est ontarien (BSEO) a fait le point sur les nouveaux cas de COVID-19 sur son territoire, mardi.

Entre le 31 décembre et le 4 janvier, on rapporte environ 200 nouveaux cas. Cette donnée est toutefois approximative. Les données présentées faisaient état de 255 nouveaux cas, mais on croit avoir comptabilisé une cinquantaine de cas deux fois.

À cela s'ajoutent les plus récentes données du jour qui alourdissent le bilan de 41 nouvelles personnes contaminées.

Cette mise à jour porte à 1730 le nombre de personnes qui ont contracté le coronavirus dans l’est ontarien depuis le printemps dernier.

Le médecin hygiéniste en chef du BSEO, Dr Paul Roumeliotis explique cette hausse sans précédent non pas par des éclosions au sein d’établissements de soins de longue durée ou encore dans les écoles, mais en raison d’une hausse des transmissions communautaires connues.

Le Dr Roumeliotis estime que les deux tiers des nouveaux cas auraient pu être évités.

On n'a pas beaucoup d’éclosions qui peuvent expliquer cette augmentation. Les gens vont soit l'attraper au travail ou d’un ami lors d'une visite. À ce moment-là, ils vont rentrer à la maison et ça va multiplier les cas. [...] Ça se multiplie très vite. Si on a cinq ou six familles qui sont contaminées comme ça, on se retrouve facilement avec une trentaine de cas, explique le docteur.

Une personne a succombé à la COVID-19 depuis le Nouvel An dans la région. Depuis le début de la pandémie, le virus a fait 34 victimes sur le territoire.

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