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L'Ontario est-il prêt à un retour en classe la semaine prochaine?

Une classe vide avec, au premier plan, une bouteille de désinfectant.

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce, assure que les écoles ne sont pas des vecteurs de propagation de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Anne-Marie Trickey

Le NPD et trois syndicats d’enseignants demandent plus de mesures sanitaires si les élèves de l’élémentaire doivent retourner en classe la semaine prochaine, malgré le fait que le confinement ne se termine que le 23 janvier dans le Sud de l’Ontario.

Selon les syndicats et le Parti néo-démocrate, si les élèves et le personnel enseignant retournent en classe, ils doivent être mieux protégés.

La porte-parole en matière d’éducation pour le NPD Marit Stiles affirme par voie de communiqué que rien n'a été fait pour préparer les écoles à un retour sécuritaire des élèves lundi prochain.

L’opposition officielle à Queen's Park demande un programme de dépistage dans les écoles pour trouver les cas asymptomatiques, des classes réduites et de meilleurs systèmes de ventilation pour les écoles, entre autres.

Selon le plan provincial, tous les élèves retourneront en classe le 11 janvier, sauf les secondaires du Sud de l'Ontario, qui continueront leur apprentissage virtuel jusqu'au 25 janvier.

Les syndicats soulignent des lacunes

De son côté, le président de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) Sam Hammond a déclaré le 21 décembre dernier que la réouverture des écoles élémentaires pendant que le confinement est toujours en vigueur n’a pas de sens.

Le gouvernement minimise la transmission de la COVID-19 dans les écoles élémentaires et refuse de fournir les fonds nécessaires. Ceci démontre que le gouvernement Ford ne s’intéresse pas à la sécurité des écoles, disait-il alors dans un communiqué.

Des élèves portent le masque dans un case d'école ontarienne.

La plupart des élèves reviendront en classe dès lundi, selon le plan gouvernemental.

Photo : Radio-Canada

La présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) Anne Vinet-Roy partage ce sentiment.

Le gouvernement Ford et son ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, continuent de nier le fait qu’il existe des lacunes importantes dans leur plan pour maintenir les écoles en toute sécurité, constate-t-elle.

Comme le gouvernement insiste pour maintenir les écoles ouvertes, il est encore plus important d’inclure le personnel de l’éducation sur la liste prioritaire pour les garder en santé et en sécurité.

Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO

La présidente de l’Association des enseignants des écoles catholiques anglaises (OECTA), Liz Stuart, déplore le fait que le gouvernement Ford n'ait pas adéquatement consulté le réseau de l’éducation avant de prendre sa décision, ce qui n’a pas laissé assez de temps de préparation.

Le syndicat se dit également très préoccupé par le fait que l'exécutif prévoit le retour de la plupart des élèves en classe dès la semaine prochaine.

C’est une opportunité pour eux de changer leur approche. Nous avons besoin que le premier ministre et le ministre de l’Éducation consultent le réseau pour développer un meilleur plan pour l’apprentissage en présentiel, dit-elle.

La sécurité avant tout, selon le gouvernement

Selon la porte-parole Caitlin Clarke, le ministère de l'Éducation continue de suivre les consignes du médecin hygiéniste en chef et des experts pour assurer la sécurité des élèves.

Le ministère affirme que la mise en œuvre de 1,3 milliard de dollars pour les écoles continuera d'assurer la protection des enfants contre les contaminations.

En suivant les conseils du médecin hygiéniste en chef, les écoles de cette province profitent des mesures de sécurité les plus solides et complètes, qui protègent nos élèves et notre personnel éducatif.

Caitlin Clarke, porte-parole du ministre de l’Éducation, Stephen Lecce

Nous continuons à nous concentrer sur la sécurité des élèves et du personnel de l’éducation, notamment en augmentant le nombre de tests, le nettoyage, les systèmes de ventilation et les équipements de protections individuels, partage la porte-parole.

Enfin, le ministère souligne avoir pris toutes les mesures nécessaires pour soutenir adéquatement l’apprentissage en ligne, en collaboration avec les conseils scolaires et le personnel de l’éducation.

Un souvenir du mois de mars 2020 pour certains parents

Sylvie Goulet est mère de deux enfants à Sarnia. Elle travaille à temps plein et ses enfants étaient à l’école en présentiel avant les Fêtes. Elle espère que ses enfants vont retourner en classe la semaine prochaine.

Si ce n’est pas le cas, cependant, elle pense que ce sera plus gérable pour elle cette fois-ci qu'au printemps dernier. Cette semaine, ils vont être en ligne, avec des blocs de temps, avec un horaire. Ça va être plus facile à suivre. Ils sont devant un écran avec l’enseignante, indique-t-elle.

Nathalie Rainville, mère de trois jeunes enfants à North Bay, estime également qu’il y a plus d’organisation du côté de l’école et des enseignants pour la rentrée virtuelle cette semaine. Pour elle, le passage à l’école en ligne ne ressemblera pas au printemps 2020.

[Aux] mois de mars, avril, mai, j’avais un horaire, j’étais à la maison, on faisait des cours, on avait une récréation, on était vraiment structuré. Mais j’étais brûlée, confie-t-elle.

Si les enfants ne sont pas en classe toute la journée, ils vont être corrects.

Nathalie Rainville, parente de trois enfants

Elle ne prévoit pas faire de même cette semaine, ni si le confinement se prolonge. On va faire ce qu’on peut, dit-elle.

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