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Le milieu de l'éducation craint les effets d'un confinement prolongé au Québec

Une balançoire couverte de neige un soir d'hiver.

Le retour en classe pourrait être retardé en raison de la flambée de nouveaux cas de COVID-19 au Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Les inquiétudes sont vives alors que Québec évalue la possibilité de retarder la réouverture des écoles, prévue pour lundi prochain.

Plusieurs intervenants du milieu de l'éducation ont pris la parole mardi pour exprimer leurs craintes quant aux effets d'un confinement prolongé.

C'est le cas de la Fédération québécoise des directions d'établissements d'enseignement, dont le président, Nicolas Prévost, s'est montré particulièrement préoccupé par l'enseignement à distance offert aux élèves du primaire depuis le début de la pandémie.

Pour le secondaire et le secteur de la FGA (formation générale aux adultes), on sait que, présentement, on est équipés pour rejoindre l'ensemble de nos étudiants, a-t-il assuré. Pour le primaire, non. On n'a pas l'ensemble de l'appareil informatique pour subvenir aux besoins de l'ensemble des élèves.

Ce coup-ci, ça prend un réel support, ça prend des suivis et des services pour tous, partout, a également prévenu Sylvain Martel, du Regroupement des comités de parents autonomes. Il faut absolument préserver la valeur d'équité à la base de notre système d'éducation.

Les enseignants demandent du temps

Les syndicats sont aussi dans l'expectative.

Évidemment, il faut la combattre, la deuxième vague, a reconnu le président de la Fédération autonome de l'enseignement, Sylvain Mallette, mais là, on a besoin de savoir où s'enligne le gouvernement, parce qu'on est à quelques jours de ce reconfinement-là.

La moindre des choses, c'est d'avoir une information adéquate et de s'assurer qu'on a du temps pour préparer les choses.

Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement

L'Association des pédiatres du Québec estime pour sa part que retarder la réouverture des écoles est une mauvaise idée, et ce, même si le nombre de personnes infectées par la COVID-19 ne cesse d'augmenter.

Dans une lettre transmise lundi au gouvernement et à la santé publique, ses représentants plaident plutôt pour un retour en classe lundi, comme prévu, et un déconfinement des activités sportives pour les jeunes.

La lutte contre la COVID-19 ne doit pas se faire au détriment de toute une génération de jeunes qui ont droit au maintien d’une éducation de qualité en présentiel et, en cas de besoin, à l’aide et aux services appropriés et adaptés au contexte, ainsi qu’aux activités parascolaires essentielles à l’expérience pédagogique, écrivent-ils.

Un point de presse fort attendu

Dans tous les cas, les Québécois seront fixés mercredi, alors que le premier ministre François Legault prendra la parole vers 17 h pour redessiner les contours du confinement. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, devaient l'accompagner.

M. Legault s'est entretenu avec les partis d'opposition, mardi. Selon nos informations, il leur a fait savoir que les écoles ne rouvriront pas nécessairement lundi. Les élèves du secondaire, par exemple, pourraient renouer avec leurs camarades de classe une semaine après ceux du primaire.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, prévoit quant à lui tenir jeudi un autre point de presse pour donner plus de détails sur ce qui attend le milieu scolaire dans les prochaines semaines.

Toujours selon nos informations, il devrait en profiter pour aborder l'encadrement des élèves en difficulté et l'aération des salles de cours, entre autres choses.

Que faire?

C'est que le gouvernement Legault cherche actuellement des solutions pour diminuer la propagation de COVID-19 et la pression qu'elle met sur les ressources des établissements de santé. Or, en date du 5 janvier, les milieux scolaires étaient responsables d'environ 20 % des éclosions au Québec.

Cela dit, le report de la réouverture des écoles n'est pas le seul moyen envisagé par Québec pour faire reculer la pandémie, qui a repris de la vigueur depuis l'automne dernier.

Québec pourrait par exemple annoncer mercredi que la vente de biens non essentiels continuera d'être interdite pour trois ou quatre semaines de plus et que les activités extérieures permises pendant les Fêtes seront dorénavant limitées aux bulles familiales. Un couvre-feu serait également envisagé.

Avec les informations de Martine Biron, Sébastien Bovet et Véronique Prince

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