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L'industrie régionale de la construction sur le qui-vive

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Un chantier de construction à Saguenay.

Un chantier de construction à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Radio-Canada

L'industrie de la construction attend avec impatience de connaître le sort qui lui sera réservé mercredi alors que le premier ministre du Québec, François Legault, devrait annoncer des mesures plus strictes de confinement pour contrôler la deuxième vague de COVID-19.

Il ne serait ainsi pas surprenant que les chantiers de construction soient de nouveau mis sur pause en raison de la pandémie, estiment des travailleurs. Les entrepreneurs espèrent tout de même pouvoir finaliser leurs contrats immobiliers avant un possible arrêt total.

Le possible arrêt aurait des impacts négatifs sur les travailleurs, croit le président de la CSN-Construction. C'est sûr qu'une pause, ça a un impact sur les avantages sociaux, ça a un impact financier sur les travailleuses et les travailleurs, ça a un impact sur la MÉDIC construction (une assurance) et aussi sur le fonds de pension, a expliqué le syndicaliste Pierre Brassard.

Du côté des entrepreneurs, bien qu'ils s'inquiètent pour leurs employés, ils accepteront tout de même les décisions du gouvernement. 90 % de mon personnel est à l'année. C'est certain que pour eux, ce n'est pas évident non plus. Par contre, au niveau du confinement, le gouvernement a des décisions difficiles pas évidentes à prendre. Moi, je pense que si tout le monde est confiné, on doit se confiner, a évoqué Raphaël Dumais, président d'AR Construction, un entrepreneur général de Saguenay.

Un chantier de construction à Saguenay.

Un chantier de construction à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Ce qui est inquiétant pour les employeurs, c'est le respect de leurs contrats à livrer prochainement. L'impact d'une pause prolongée, ça a des impacts sur les délais de livraison. Il y a une crise du logement, présentement, qui se dessine depuis des années. Donc, c'est des délais de livraison encore, a ajouté Pierre Brassard.

À Saguenay, le marché immobilier est en ébullition et certains propriétaires attendent la fin de la construction de leur maison. Raphaël Dumais souhaite que François Legault soit clair dans ses directives. Pour la demande, c'est sûr que s'il arrête à 100 % les chantiers, il va falloir qu'il détermine si on peut terminer les chantiers en cours, a-t-il espéré.

Les entreprises de la construction avaient mis les bouchées doubles à partir du mois d'avril pour rattraper le retard causé par le premier confinement.

D'après un reportage de Marie-Michèle Bourassa

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