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TREQ veut offrir ses premiers vols en mai

Un appareil Q400 de Bombardier

Un appareil Q400 de Bombardier (archives)

Photo : La Presse canadienne / Aaron Vincent Elkaim

Martin Toulgoat

La coopérative de transport régional du Québec TREQ compte offrir ses premiers vols en région au mois de mai, malgré l'incertitude liée à la COVID-19.

TREQ finalise son montage financier pour lancer le recrutement d'employés et de membres à la fin du mois de janvier.

Ses administrateurs affirment avoir attaché 75 % du budget de ce projet évalué à 60 millions de dollars.

Un homme sourit à la caméra.

Éric Larouche est propriétaire de RL Énergie, de l'hôtel Chicoutimi et de l'Auberge des îles à Saint-Gédéon.

Photo : Radio-Canada

Évidemment, les banques, les institutions financières sont en train de regarder le dossier et on travaille aussi avec Investissement Québec, ainsi qu’avec Développement économique Canada notamment.

Éric Larouche, président, coopérative de transport régional du Québec TREQ

Déjà, les administrateurs de la coopérative estiment avoir reçu des centaines de candidatures et il en coûtera dix dollars pour devenir membre.

Seuls les membres auront accès aux tarifs dévoilés l'été dernier, qui oscillent entre 200 et 425 dollars l'aller-retour, selon la distance et la période de l'année, soit en basse ou en haute saison.

On voit l'enseigne de l'aéroport des Îles-de-la-Madeleine, en plein hiver.

L'aéroport des Îles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Par exemple, le prix pour un vol sur une courte distance entre Montréal et Québec varierait entre 200 et 276 dollars, alors que pour une longue distance entre les Îles-de-la-Madeleine et Montréal, la tarification se chiffrerait entre 318 et 425 dollars.

Le transporteur compte miser sur une flotte de quatre appareils Q-400 de Bombardier pouvant accueillir, chacun, 78 personnes.

Les appareils seraient réservés avec une option de location-achat. La coopérative fait le pari d'être rentable en ayant un nombre élevé de passagers qui seront attirés par des prix plus bas.

Des passagers dans l'attente à l'aéroport de Timmins

Des passagers dans l'attente à l'aéroport de Timmins (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Un modèle inspiré du nord de l’Ontario où des compagnies comme Air Canada et Porter airlines offriraient des vols aller-retour entre Timmins et Toronto pour 280 dollars.

TREQ serait ainsi complémentaire aux transporteurs existants comme Pascan ou Air Liaison.

Je fais toujours un petit parallèle avec l'autobus. On vient dire, au niveau aérien, on va venir ajouter l'autobus qui va permettre d'avoir un certain nombre de passagers qui nous permet d'avoir des tarifs plus bas pour être capable de développer la culture et les habitudes aériennes.

Éric Larouche, président, coopérative de transport aérien régional TREQ

Développer une culture aérienne en région

C'est la clé pour le transporteur : développer une culture aérienne dans les régions du Québec alors que le transport par voiture demeure privilégié pour se déplacer.

Si les frontières restent fermées ou restreintes cet été en raison du coronavirus, le fait que les Québécois risquent de se déplacer encore en grand nombre un peu partout dans la province pourrait favoriser la coopérative, si elle réussit, comme promis, à offrir des prix aussi bas.

Des touristes sont assis sur une plage de galets. À l'arrière-plan, on voit le Rocher Percé et un bâtiment patrimonial sur une colline.

Les touristes québécois étaient très nombreux en Gaspésie l'été dernier, faute de pouvoir voyage ailleurs que dans la province en raison de pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Quand tu arrives avec des tarifications de 500, 700, 800 $, ça s’adresse plus à une clientèle corporative qui se déplace pour le travail, mais pour une famille de quatre, ça affecte beaucoup trop le budget pour les vacances, explique le président de la coopérative.

TREQ compte offrir des vols dans toutes les régions du Québec, vers Québec et Montréal, que ce soit à partir des Îles-de-la-Madeleine, de Gaspé, de Mont-Joli, de Baie-Comeau, de Sept-Îles ou de Rouyn-Noranda.

Air Canada : pas de retour dans les régions du pays

Air Canada n’a pas l’intention, du moins à court terme, d’offrir à nouveau des vols dans les régions du pays laissées de côté en raison des pertes financières liées à la pandémie.

Un comptoir de service fermé d'Air Canada dans un aéroport.

Air Canada a fermé ses bureaux, en juin, aux aéroports de Gaspé, de Baie-Comeau et de Mont-Joli, entre autres (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Par courriel, l’une de ses porte-parole, Pascale Déry, explique que les nombreuses restrictions de voyages, notamment l’obligation de quarantaines de 14 jours applicables à tous les voyageurs, la fermeture des frontières et la faible demande, ont forcé Air Canada à faire des changements structurels importants. Il n’y a pas de développement depuis cette annonce et ces routes demeurent suspendues indéfiniment.

Le 30 juin dernier, Air Canada a annoncé la suspension indéfinie de 30 dessertes régionales et la fermeture de huit escales dans des aéroports régionaux canadiens, dont quatre au Québec, soit Gaspé, Baie-Comeau, Mont-Joli et Val-d'Or.

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