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La 2e dose du vaccin de Pfizer peut être retardée dans certains cas, selon l'OMS

Jasna Stojanovski tient une seringue.

Alors que le fabricant Pfizer recommande d'inoculer la seconde dose trois semaines après la première, certains pays envisagent un écart allant de 6 à 12 semaines entre les deux doses.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Agence France-Presse

La deuxième injection du vaccin contre la COVID-19, développé par les laboratoires Pfizer et BioNTech, peut être retardée de quelques semaines dans des « circonstances exceptionnelles », ont estimé mardi les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le Groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination de l'OMS recommande l'administration de deux doses de ce vaccin dans un délai de 21 à 28 jours, a déclaré lors d'une conférence de presse son président, Alejandro Cravioto.

Mais il a indiqué qu'il était possible de retarder l'administration de la deuxième injection de quelques semaines dans des circonstances exceptionnelles de contextes épidémiologiques et de contraintes d'approvisionnement.

Cela permettra de maximiser le nombre de personnes bénéficiant d'une première dose, a-t-il expliqué.

Au cours de cette même conférence de presse, Kate O'Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l'Organisation mondiale de la santé, a affirmé que le délai ne pouvait pas excéder six semaines.

Cette annonce des experts de l'OMS intervient alors que le laboratoire BioNTech a prévenu mardi que l'efficacité maximale de son vaccin contre la COVID-19 n'était pas démontrée si la deuxième injection est retardée, stratégie appliquée ou envisagée par plusieurs pays pour vacciner plus de personnes.

« L'efficacité et la sécurité du vaccin n'ont pas été évaluées pour d'autres calendriers de dosage [que les deux injections espacées de 21 jours]. »

— Une citation de  Le laboratoire BioNTech

Face aux stocks limités de ce produit, le Danemark a annoncé lundi espacer jusqu'à 6 semaines les deux doses; le Royaume-Uni, qui a autorisé le vaccin avant l'Union européenne (UE) au début de décembre, laisse s'écouler jusqu'à 12 semaines entre les deux injections.

Le Canada sollicite l'avis des experts

À Ottawa, la docteure Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique fédérale, a indiqué mardi qu'elle avait demandé au Comité consultatif national de l'immunisation de lui fournir des recommandations après avoir analysé différents scénarios posologiques et ce qui devrait être pris en compte pour décider de retarder ou non l'administration de la deuxième dose.

En Allemagne, le ministère de la Santé a demandé aux autorités sanitaires d'évaluer les options pour allonger le délai, selon un document consulté lundi par l'AFP.

Le groupe d'experts de l'OMS a formulé mardi toute une série de recommandations concernant le vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19.

Il recommande notamment de n'administrer le vaccin que dans des contextes où les chocs anaphylactiques (une réaction allergique grave) peuvent être traités.

Le cas des femmes enceintes

En raison du manque de données sur les femmes enceintes et celles qui allaitent, les experts préfèrent pour l'instant ne pas formuler de recommandations.

M. Cravioto a toutefois souligné que les avantages de la vaccination des femmes enceintes l'emportent sur le risque dans certains cas, comme dans le cas du personnel sanitaire très exposé au risque de contagion.

Et si une femme fait partie d'un groupe à haut risque, nous recommandons la vaccination sans arrêter l'allaitement, a-t-il souligné.

Par ailleurs, le groupe d'experts ne recommande pas pour l'instant la vaccination des voyageurs internationaux, à moins qu'ils ne fassent partie d'un groupe à haut risque.

Enfin, soulignant que les données actuelles montrent qu'une réinfection symptomatique dans les six mois suivant une première infection est rare, ils recommandent aux personnes déclarées positives au moyen d'un test PCR au cours des six mois précédents de retarder la vaccination jusqu'à la fin de cette période.

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