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Les Québécois ont « légèrement » mieux mangé durant le confinement

Femme poussant un panier d'épicerie rempli de denrées.

Le reportage d'Alexane Drolet

Photo : Radio-Canada

Le confinement n'a pas nui aux habitudes alimentaires des Québécois, tel que l'avaient pourtant anticipé plusieurs sondages au début de la pandémie.

Une nouvelle étude de l'Université Laval, publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition, conclut que la qualité de l’alimentation se serait même légèrement améliorée dans ce segment de la population.

Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont analysé une première fois l'alimentation de 853 personnes dans les mois qui ont précédé mars 2020. Ils l'ont fait à nouveau entre le 15 avril et le 12 mai.

À ma connaissance, il s'agit de la première étude qui compare l'alimentation des mêmes personnes avant et après le début du confinement, explique Benoît Lamarche, professeur à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation et directeur du Centre NUTRISS de l’Université Laval.

Meilleure qualité

Selon l'étude, l'indice de qualité de l'alimentation est passé de 69 % à 70 % entre ces périodes. Cette augmentation s'explique par une légère hausse de la consommation de céréales de grains entiers, de légumineuses, de légumes et de poisson et fruits de mer.

Les personnes sondées ont également diminué leur consommation de sucre et de farine raffinée.

Les chercheurs ont cependant constaté une diminution de la consommation de fruits et une augmentation de celle de produits salés, ce qui vient quelque peu assombrir les résultats.

Manger à l'intérieur

Le pourcentage des repas pris à l'extérieur de la maison est également passé de 21 % à 4 %.

Le fait de manger davantage à la maison peut expliquer en partie la légère augmentation de la qualité de l'alimentation que nous avons observée, souligne le professeur Lamarche.

Cette donnée ne signifie pas que les gens cuisinent davantage, selon M. Lamarche, mais peut s'expliquer par l'augmentation de la consommation de mets préparés.

Des études ont également montré que manger régulièrement au restaurant était associé à une consommation accrue de calories et d'aliments de faible qualité nutritionnelle, note M. Lamarche

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