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À la chasse aux vagues scélérates sur la côte ouest

Un couple observe de grosses vagues qui se brisent sur la plage Chesterman à Tofino en Colombie-Britannique.

Les plages de Tofino et d'Ucluelet sont prisées des touristes et des surfeurs.

Photo : La Presse canadienne / Kevin Drews

Radio-Canada

Parcs Canada et un chercheur de l'Université de Victoria construisent un système de prédiction des vagues anormalement hautes sur les plages de la côte ouest de l'île de Vancouver pour protéger les promeneurs et les surfeurs.

Les vagues scélérates sont des vagues océaniques particulièrement hautes qui mesurent le double des vagues qui les entourent. La plupart passent inaperçues, mais occasionnellement, certaines causent des dégâts.

Kyla Macgregor, d'Ucluelet, près de Tofino, dit avoir été frappée par une vague scélérate en septembre dernier. Elle promenait son chien avec une amie sur le sentier Wild Pacific Trail lorsqu'une vague inattendue les a projetées contre les rochers.

J'ai cru que j'allais mourir, raconte Kyla Macgregor. Elle a perdu connaissance et, à son réveil, elle a retrouvé son amie inconsciente flottant dans l'eau. Celle-ci a été transportée par les airs à Victoria, tandis qu'elle-même a été hospitalisée sur place.

J'allais sur cette falaise quasiment tous les jours depuis deux ans, poursuit Kyla Macgregor, qui ne s'attendait pas à ce qu'une vague d'une telle hauteur l'atteigne.

La jeune femme sourit.

Kyla Macgregor s'estime chanceuse d'avoir survécu à une vague qui l'a emportée en septembre dernier à Ucluelet.

Photo :  Facebook / Kyla Macgregor

Selon le professeur Johannes Gemmrich, chercheur associé en physique à l'Université de Victoria, les vagues scélérates ne sont pas des mythes colportés par les marins. Ce sont des phénomènes observables et mesurables.

Des personnes peuvent être happées par elles, même quand elles croient être en lieu sûr.

Johannes Gemmrich, professeur de physique à l'Université de Victoria

Johannes Gemmrich fait désormais la chasse à ces vagues anormalement hautes grâce à des caméras installées le long des plages très fréquentées de Long, Cox Bay et de Chesterman et grâce à des bouées flottant au large.

Le physicien cherche à déterminer la fréquence et la taille des vagues scélérates dans l'espoir d'établir un système d'alerte dès l'an prochain.

Le chercheur pose sur une plage.

Johannes Gemmrich s'est spécialisé dans l'étude des vagues anormalement hautes.

Photo : Johannes Gemmrich

Pour cela, Johannes Gemmrich peut compter sur une bourse fédérale de 600 000 $ et sur la collaboration de Parcs Canada.

Dans un communiqué, l'agence gouvernementale dit que le projet améliorera la capacité de Parcs Canada à mesurer le danger et à informer les visiteurs et les communautés environnantes du niveau de risque .

Deux femmes sont sur une passerelle de bois à laquelle sont fixés des appareils électroniques orientés vers la plage.

Leah Cicon et Carmen Holmes-Smith, étudiantes à l'Université de Victoria, s'affairent sur une caméra installée le long de la côte ouest de l'île de Vancouver pour recueillir des données sur les vagues.

Photo : Johannes Gemmrich

Pour Kyla Macgregor, ce projet est important. Beaucoup de touristes viennent ici alors qu'ils n'ont jamais vu l'océan auparavant, note-t-elle.

Johannes Gemmrich conclut en mettant les visiteurs en garde : Il faut toujours être prêt à voir arriver une grosse vague.

Avec les informations d'Adam van der Zwan

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