•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'accès à Internet haute vitesse, le souhait des agriculteurs pour 2021

Dans presque tous les secteurs de l'Estrie, l'accès à Internet haute vitesse pose problème aux agriculteurs.

Un ordinateur portable dans un champ où il y a des vaches.

Le difficile accès à Internet haute vitesse met un frein au développement des entreprises agricoles.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Le vice-président de l'UPA Estrie, Michel Brien déplore que le difficile accès à Internet et au réseau cellulaire ait des impacts sur le développement des entreprises agricoles de la région en 2021.

Avec le changement des habitudes de consommation des Québécois, l'arrivée de la haute vitesse sera nécessaire pour maintenir la cadence au cours des prochaines années.

On veut installer des robots, des caméras pour surveiller les mises bas, toutes ces installations-là fonctionnent avec Internet et les cellulaires.

Michel Brien, vice-président de l'UPA Estrie

Il presse Québec d'agir pour aider ces producteurs notamment dans un contexte de relance économique post-pandémie. Ça empêche des fois les producteurs de moderniser les entreprises, fait valoir Michel Brien.

Il admet néanmoins que la volonté du gouvernement de brancher rapidement l'ensemble des Québécois à Internet haute vitesse est un pas dans la bonne direction. C'est sûr que ça va prendre plusieurs années, mais on a espoir que ça avance, indique-t-il.

Une vision nouvelle commandée par la pandémie

Michel Brien se réjouit que 2020 ait entraîné une réflexion autour de l'autonomie alimentaire au Québec, ce qui remet à l'avant-plan le rôle des agriculteurs d'ici et la nécessité de leur permettre de demeurer à jour.

Le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne, affirme que l'engouement renouvelé pour les produits québécois qui s'est exprimé cette année constitue un moteur pour effectuer une telle transition.

Ça s'est naturellement répercuté sur les producteurs et nos transformateurs. L'idée, c'est de pouvoir capitaliser sur cette nouvelle sensibilisation là des Québécois.

André Lamontagne, ministre de l'Agriculture

Toutefois, malgré cet engouement, les producteurs déplorent que ces nouvelles habitudes de consommation n'engendrent que peu de retombées financières pour eux.

Selon André Lamontagne, toutefois, cette plus faible part de profit s'explique entre autres par la transformation des aliments.

La chaîne de distribution alimentaire, c'est la plus intégrée et il y a un équilibre là-dedans. Je peux comprendre la frustration des producteurs qui veulent une plus grande part, mais il faut se rappeler que quand on va au marché et qu'on ressort avec notre panier, 85 % des produits ont été transformés, illustre le ministre.

Il affirme néanmoins être fermement engagé à favoriser les circuits de distribution plus courts, qui profitent aux agriculteurs.

J'ai fait une priorité, depuis mon entrée en poste, de faciliter l'agriculture de proximité, les circuits courts. Avant la pandémie, c'était sur mon radar et, avec la pandémie, ça a juste augmenté notre motivation.

André Lamontagne, ministre de l'Agriculture

Le plan pour l'agriculture durable, qui propose de l'aide aux producteurs pour délaisser les pesticides et les engrais chimiques, est aussi bien accueilli par Michel Brien.

C'est toutes des actions qui sont démarrées et je pense que ça va aider les producteurs agricoles, croit Michel Brien.

Dans ce plan, le ministre André Lamontagne rappelle que les Québécois sont invités à remplacer 12 $ de produits étrangers dans leur panier d'épicerie par des produits locaux. Il estime que ces efforts des citoyens pourraient engendrer plus d'un million de dollars en retombées pour les agriculteurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !