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Le MBAC veut devenir plus inclusif dès cette année

Le Musée des beaux-arts du Canada au printemps 2019.

Le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa

Photo : Dereck Doherty

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) amorce un virage important vers une meilleure représentativité de la diversité au pays, y compris par les œuvres qu’il achètera et la façon dont il les présentera au public.

Les nominations d’Angela Cassie et de Tania Lafrenière au sein de sa haute direction, annoncées mardi, confirment la volonté de l’établissement de mettre en place un nouveau plan stratégique axé sur davantage d’équité et d’inclusion.

Ce plan, dont les grandes orientations doivent être annoncées au cours des prochains mois, touchera autant le processus d’embauche de nouveau personnel que l’acquisition d'œuvres et la manière de présenter les expositions aux visiteurs de l’établissement, entre autres.

Angela Cassie, vêtue d'un veston texturé, regarde la caméra en souriant.

Angela Cassie rejoint les rangs du MBAC à titre de vice-présidente à la transformation stratégique et à l’inclusion.

Photo : Avec la gracieuseté du MBAC

On veut que tout le monde se voie reflété dans nos collections, nos expositions, nos programmes et qu’il puisse pleinement participer, soit en personne ou en ligne.

Angela Cassie, vice-présidente à la transformation stratégique et à l’inclusion au MBAC

Pour illustrer les nouvelles perspectives qui seront proposées au public, la directrice générale du MBAC, Sasha Suda, cite à titre d’exemple l’exposition consacrée à Rembrandt à compter de mai prochain : si elle abordera l’époque de la Renaissance danoise à travers la peinture, elle exposera également comment l’esclavage a été au coeur de cette époque dorée.

Nous n’abandonnerons pas l’histoire, mais nous la regarderons à travers de nouvelles lentilles. Nous nous assurerons de considérer l’éventail des acteurs impliqués [dans l’évolution de l’art] à travers les époques.

Sasha Suda, directrice générale du MBAC

Mme Suda avance que, depuis sa création, le MBAC n’avait encore jamais établi de priorités stratégiques. Le désir y était. Le sentiment d’urgence et l’énergie généré par le mouvement Black Lives Matter ont nourri des échanges continus sur ce que signifie le fait d’être engagé authentiquement à même la réconciliation. Il y avait une occasion formidable de sauter à pieds joints [dans la discussion] et d’en faire une partie intégrante de ce qui nous définit, souligne la directrice générale.

Faire tomber les barrières

Tania Lafrenière, vêtue de blanc et noir, est assise devant un mur de bois en souriant.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tania Lafrenière occupera le poste de vice-présidente principale aux personnes, à la culture et à l’appartenance au MBAC.

Photo : Avec la gracieuseté du MBAC

Pour concrétiser cette vision de justice, d’équité, de diversité et d’inclusion, le Musée des beaux-arts du Canada mise sur deux femmes.

Angela Cassie rejoint les rangs à titre de vice-présidente à la transformation stratégique et à l’inclusion. Connue notamment pour son parcours d’une dizaine d’années au Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) à Winnipeg, elle dotera le MBAC d’une politique d’équité et d’inclusion, en plus de diriger la nouvelle équipe chargée de son exécution.

En tant que femme noire évoluant dans le milieu culturel, la gestionnaire d’origine haïtienne et sud-américaine vit elle-même la nécessité de faire plus de place à l’inclusion. Mme Cassie entend ainsi travailler de concert avec plusieurs communautés multiculturelles, en plus des personnes handicapées.

Quand on parle d’inclusion, on n’a pas une vision assez large, précise celle qui souhaite améliorer l’accessibilité au MBAC. [On doit] développer une confiance et qu’elle se traduise pas des résultats concrets, pas seulement au bénéfice du musée. [Il faut] aussi que les communautés voient que ça les avantage, que ça leur permet de raconter leurs histoires et d’êtres vus, puis intégrés dans l’histoire canadienne.

Après une année de réflexion, il est maintenant temps de passer aux actions concrètes, croit-elle.

On peut toujours entrer dans ces discussions avec humilité et on réalise que, dans le domaine culturel et dans les musées, il y a des voix qui n’ont pas toujours eu leur juste place. C’est de s’assurer que, dans le développement de nos collections et de nos expositions, dans nos pratiques d’emploi, ces barrières-là soient enlevées.

Angela Cassie, vice-présidente à la transformation stratégique et à l’inclusion au MBAC

Pour sa part, Tania Lafrenière a été nommée vice-présidente principale aux personnes, à la culture et à l’appartenance.

Mme Lafrenière, qui cumule 20 ans d’expérience en ressources humaines, notamment au sein de CBC/Radio-Canada, verra à la création d’une nouvelle méthode de gestion et d’embauche du personnel.

Avec la collaboration de Kevin Sweet

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