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La possible poursuite de l'école à distance suscite de l'inquiétude en Mauricie

Une classe de primaire.

Tous les élèves devaient revenir en classe le 11 janvier, mais Québec pourrait annoncer un report du retour à l'école.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que l’école devait à nouveau se faire en présentiel pour tous à partir du 11 janvier, le gouvernement du Québec réfléchit maintenant à la possibilité de prolonger le confinement, ce qui inquiète des acteurs du milieu scolaire.

On a hâte d’avoir des consignes claires du gouvernement, a déclaré la présidente du Syndicat de l’enseignement des Vieilles-Forges, Claudia Cousin, en entrevue à Toujours le matin.

Si la santé publique juge que c’est sécuritaire, le syndicat préfèrerait que les cours se donnent en personne.

Si le retour à l’école à distance est l’option choisie par Québec, ce n’est pas de gaité de coeur que le personnel va le faire, parce que les enseignants aiment ça être en présence de leurs élèves, pour nos élèves qui sont en difficulté, qui ont besoin de contact, tout cela, mais si on se dit que c’est un coup à donner, on va le faire, soutient Claudia Cousin.

La première question à se poser est : qu’est-ce qui est le plus sécuritaire pour tout le monde?, précise-t-elle.

Claudia Cousin trouve qu’organiser des demi-groupes en présentiel est une bonne option pour que les enseignants aient un minimum de contact en personne avec leurs élèves, si la santé publique le permet.

Selon ce que les enseignants du Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy lui rapportent, Claudia Cousin affirme que l’école à distance est particulièrement difficile à faire avec les élèves du préscolaire et du premier cycle du primaire ainsi qu’avec les élèves des classes spécialisées.

Aide aux élèves réclamée

Le psychologue spécialisé en réussite scolaire Égide Royer assure que tout le milieu de l'éducation souhaite que les écoles demeurent ouvertes. Il croit que la fermeture des écoles doit vraiment être un cas de force majeure.

Le psychologue demande des mesures pour assurer le suivi des élèves.

Il propose qu'une personne par école se voit confier la responsabilité de dresser un portrait clair de l'absentéisme et de l'échec scolaire.

Égide Royer demande aussi à la ministre de l'Enseignement supérieur, Danielle McCann, et au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, de « solliciter et même de rémunérer » des étudiants qui étudient en pédagogie à l’université pour qu’ils viennent prêter main-forte au milieu scolaire.

Il suggère qu’ils jouent un rôle de mentor et de tuteur pour accompagner au moins deux ou trois jeunes durant la pandémie, pour se rendre au moins au 30 juin.

Pour écouter l'entrevue d'Égide Royer à l'émission En direct, cliquez ici.

Le dépôt du premier bulletin scolaire de 2020-2021 est prévu au plus tard le 22 janvier. Le Syndicat de l’enseignement des Vieilles-Forges assure que le personnel a déjà recueilli plusieurs informations sur les élèves leur permettant de les évaluer. 

Égide Royer croit qu'il faut toutefois revoir la pondération de ce premier bulletin. Les deux bulletins prévus pour le moment doivent valoir chacun 50 %. 

Le cabinet du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, affirme qu’il fera le point sur la situation, notamment sur les questions de la réussite scolaire.

Avec des informations de Pascale Langlois

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