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BioNTech n'assure pas l'efficacité maximale de son vaccin avec une 2e dose retardée

La dame est vaccinée sur l'épaule.

Jytte Margrete Frederiksen, 83 ans, a été l'une des premières Danoises à être vaccinée le 27 décembre dernier.

Photo : afp via getty images / Mads Claus Rasmussen

Agence France-Presse

Le laboratoire BioNTech a prévenu mardi que l'efficacité maximale de son vaccin contre la COVID-19 n'était pas démontrée si la deuxième injection est retardée, une stratégie qui est appliquée ou envisagée par plusieurs pays à l'heure actuelle pour vacciner un plus grand nombre de personnes.

L'efficacité et la sécurité du vaccin n'ont pas été évaluées pour d'autres calendriers de dosage que les deux injections espacées de 21 jours appliquées lors de l'essai clinique, a expliqué l'entreprise allemande, qui a mis au point avec l'américaine Pfizer le premier vaccin autorisé aux États-Unis et dans l'Union européenne (UE).

Devant le stock limité de ce produit, le Danemark a annoncé lundi espacer jusqu'à six semaines les deux doses. Quant au Royaume-Uni – qui a été le premier à autoriser le vaccin, début décembre –, il laisse s'écouler jusqu'à 12 semaines entre les deux injections.

Cette décision concerne également le vaccin de Moderna au Danemark, qui est en cours d'approbation par l'UE et qui nécessite également deux doses, et celui d’AstraZeneca dans le cas britannique.

De cette manière, nous pourrons vacciner plus de monde dès maintenant, a expliqué le chef de l'Agence nationale danoise de la Santé, Søren Brostrøm, interrogé par la télévision publique TV2, soulignant que cette analyse se fondait sur la documentation présentée par les laboratoires et faisant état d'une seconde dose reçue entre 19 et 42 jours après la première.

En Allemagne, le ministère de la Santé a demandé aux autorités sanitaires d'évaluer les options pour rallonger le délai.

Même si des données démontrent qu'il existe une protection partielle dès 12 jours après la première dose, il n'y a pas de données qui démontrent que la protection reste en place au-delà de 21 jours, a expliqué une porte-parole de BioNTech.

Nous estimons qu'une deuxième injection est nécessaire pour procurer la protection maximale contre la maladie, ajoute l'entreprise établie à Mayence qui se spécialise dans l'ARN messager.

Toutefois, les décisions sur des régimes de dosage alternatifs sont prises par les autorités sanitaires nationales, avec lesquelles le laboratoire se trouve en dialogue continu.

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